Entre guitare et fusil Jonathan a bien choisi….
Et c’est avec musiciens et instruments qu’il prend possession de la scène de Conflans
Musicalement le groupe composé de Andrew Grant Innes guitare, Concord Xolo Nkabinde basse, Barry Brandt Van Zyl batterie, Brendan Lisle Ross saxophone / claviers et Mandisa Dlanga choriste est impeccable, soudé, dynamique, il est multi racial bien et c’est merveilleux de voir les blancs et les noirs danser ensemble comme les tribus zoulous
Musique métissée, avec un fond rock constant auquel s’ajoute les couleurs de l’Afrique dans les chaloupements de Mandisa Dlanga, et les danses de possédé de Johnny qui fige ces gestes et exécute une sorte de danse amoureuse d’orang-outang.
Woza Friday est introduite en français et Johnny explique que cette chansons est un hymne déguisé à la liberté évoqué par le vendredi ( fin de la semaine de travail, de l’embrigadement). La chanson fait lever la salle (mais pourquoi mettre des chaises? ?) et les musiciens communiquent leur joie de jouer, de bouger.
En rappel Asimbonanga, toujours superbe, toujours poignant, Johnny tu le sais cette chanson a fait énormément pour la libération de Mandela, pour que l’Afrique du Sud se débarrasse de cette maladie honteuse d’apartheid.
Avec ta générosité, ta volonté d’égalité tu as donné un souffle si fort qu’il a brisé les apprentis nazis.
Certes ce ne fut qu’un déclencheur mais cette chanson reste pour toujours lié à la lutte d’un peuple pour sa dignité.
Rien que pour cela, ta musique a cette beauté qui touche le coeur
Bon concert bourré de feeling, de danses africaines et de générosité.