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Ce titre déjà pour rendre hommage au nouveau live de Noir Désir, grand groupe de rock français, qui, a existé, existe et existera peut être encore.

Juste un cri de colère quand les assureurs/vautours tournent autour du fric, bloquent les comptes de Cantat, pour préserver les droits d'un mauvais téléfilm dont la carrière a «bénéficié» du décès tragique de Marie.

Envie de vomir, en entendant ce genre de choses.....

L'ouragan a balayé de nouveau cette terre d'Amérique, ce Sud si attachant où depuis avril, j'ai laissé un morceau de mon coeur.

Clarence «Gatemouth»Brown avait résisté à Katrina, mais ce fumeur de pipe débonnaire a été emporté par son cancer du poumon qui pourtant ne l'a pas empêché de donner des concerts jusqu'au bout.

Je me souviens de cet après-midi d'avril 2005 à la Jazz Fest de New-Orleans, Clarence et son band joue devant une foule compacte et conquise, un blues aux racines du delta sentant le jambalaya et (déjà) le Hurricane, le fameux cocktail local.

La musique enveloppe le site et j'avance vers la scène attiré par le magnétisme du show.

C'est la première (et hélas la dernière) fois que j'ai vu le bonhomme en concert, pourtant quand j'apprends sa mort, j'ai la douloureuse impression de perdre un ami, un copain, un ancêtre. Mémoire vivante de la musique américaine, il ne voulait pas être simplement un bluesman. Clarence était un géant, un passeur, un artisan génial, le genre de mec qui fait aimer cette terre ingrate, surchauffée où les âmes mortes des esclaves interpellent le passant, où la plainte d'un guitare électrique résonne dans la nuit ....
Et pendant cette même chaude journée d'avril, BB KING succède à Clarence, je suis dans les premiers rangs, petit français immergé dans cette foule américaine, j'ai la gorge nouée par l'émotion, je mesure l'intense bonheur d'être présent à New Orleans à quelques mètres d'un géant du blues.

Je me dis qu'enfin je regarde l'Amérique au fond des yeux et j'aime ce que j'y vois.

C'est la tournée des 80 ans du King, et depuis quelques jours est sorti un CD avec des invités prestigieux, qui croisent leur guitare avec Lucille, rendant un hommage de plus.

Ah oui au fait les invités se nomment Van Morrison, Billy Gibbons, Eric Clapton, Sheryl Crow, Hall&Oates, John Mayer, Mark Knopfler, Glenn Frey, Gloria Estefan, Roger Daltrey, Bobby Bland et sorry Elton John.

Ici peu importe la couleur de peau, le talent c'est dans les doigts qu'il transpire.

Hâte de retrouver la chaleur humide du bayou, les rives du Mississipi, l'accent du Sud et cette ville brisée, martyrisée par les éléments naturels et l'incurie d'une administration fédérale incompétente à l'image de son chef.

Je revois Marva Wright terminer son show dans un bar de Bourbon Street, distribuant les colliers du carnaval, chantant de cette voix pleine de soul son pays, je revois les artistes se succédant sur la scène minuscule de Music Factory, fabuleux magasin de disques qui vend quasi exclusivement des artistes de la région, la folie qui s'empare de Bourbon Street dès les premières lueurs de la nuit, les palmiers magnifiques plantés sur DECATOUR qui sont certainement déracinés.

Et alors que les plages de BB KING défilent, mon esprit s'évade pour rejoindre ce delta magique où la musique que j'aime le plus est née sous les doigts de Robert Johnson.


Un jour prochain, bientôt, le vent nous portera


 

 

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Tag(s) : #MUSIQUE
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