Qui pouvait en douter ? L’évènement musical de ce mois de mars c’est le retour sur scène de Michel Polnareff, finalement le seul artiste de variétés avec Gainsbourg à transcender le genre, à faire déplacer les foules créant l’attente.
Des pages et de pages ont été écrites depuis quelques jours, sur l’homme, sa musique, sa folie.
La vraie question est comment après trente ans sans se produire en scène a-t-il pu bourré Bercy pendant plus d’une semaine alors qu’il n a pas sortir de CD depuis des lustres ?
Il n’y pas que de la nostalgie, de la curiosité où je ne sais quoi.
Polnareff est un grand musicien, un immense artiste, exigeant, perfectionniste (c’est Jimmy Page qui tient la guitare sur La Poupée qui fait Non), ses mélodies sont ancrées dans la culture populaire française, Le Bal des Lazes, L’Oiseau de Nuit, La Poupée, Holidays et des tas d’autres ont fait l’histoire de la «variété française».
J’ai vu Polnareff une fois, à l’époque c’était en gala, en 1972 ou 1971 dans ma ville de province, lunettes noires tout en blanc, orchestre super avec un son excellent, loin très loin des autres chanteurs de l’époque.
Je m’étais promis que si, un jour, il revenait sur une scène, j’ y serai.
Le samedi dix mars cette promesse sera tenu et j’irai retrouver cette magie, cette flamme qui durant toutes ces années ne m’a jamais quitté.