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    I'm not there, rien que le titre a valeur de programme, un film plus dylanien que sur Dylan, pas dans le genre biopic très à la mode en ces temps incertains où il faut raconter la vie des célébrités.
Mais là on parle de Dylan, légende vivante toujours en activité, inventeur/contempleur du mythe qu'il a contribué à créer, qui se raconte dans ses mémoires ou réinvente une autre histoire, mais qu'importe, plus que sa vie, ses amours, c'est ses chansons, ses concerts qui resteront dans l'histoire de la musique populaire de ce siècle et du précédent.
Alors le choix esthétique du réalisateur est de ce fait cohérent avec Dylan, ce mec qui très vite et très jeune est considéré comme un Dieu et qui dès 1966 n'aura de cesse que de brouiller les pistes, de casser son image, de vouloir être un mec normal, lui qui en quelques chansons révolutionna l'écriture rock, puis comprenant qu'il avait placé la barre très haut, chercha ensuite d'autres voies/voix.
C'est un peu tout cela que raconte le film de Todd Haynes.
Mais en réalité, c'est beaucoup plus....
Tout le monde a déjà vu ou entendu parler de la fabuleuse performance de Cate Blanchett qui joue le Dylan halluciné, défoncé de la fameuse tournée anglaise de 1966, quand le public le traite de Judas (là son prénom est Jude) et les fameuses séquences avec les journalistes. Mais finalement cette partie est la plus "classique", la plus connue, tirée, par exemple, du No Direction Home de Scorcese sans que cela minimise la fabuleuse performance d'actrice de Cate.
Plus poétique, plus personnel, les personnages joués par les autres acteurs, Marcus Carl Franklin par exemple, jeune acteur noir qui se fait appeler Woody Guthrie,  a 11 ans, trimballe une guitare avec  This  Machine  Kills Fascists, et a la vie  de vagabond  imaginée/théorisée  par Bobby  dans ses jeunes années.
Richard Gere en Billy the Kid fatigué, s'opposant  à un Pat Garret en fauteuil roulant qui toutefois représente l'ordre et les méfaits du progès, est convaincant, tout comme Julianne Moore en Alice Fabian/Joan Baez et notre Charlotte qui joue "les" femmes de Dylan.
Ceux qui connaissent peu la vie et l'oeuvre du Zim seront paumés sauf s'ils se laissent porter par la vision du réalisateur.
Les autres, au fil des séquences, remarqueront les nombreux clins d'oeil à la légende comme Nico un peu idiote, à Albert Grossman, aux musiciens du Band, Allen Ginsberg qui lui est nommé par son vrai nom, jeux de pistes ponctués par les chansons de Bob.... chantées par d'autres.
Ce film séduira ou sera détesté mais ne laissera pas indifférent, le metteur en scène étant capable du pire (Velvet Goldmine), comme du meilleur (Loin du Paradis).
Moi j'ai adoré cette vision de Dylan, cette façon de montrer via différents personnages, une partie des vies  de notre homme,  même si l'impasse est totale sur les années post-sixties, ....comme dans quasiment tout ce qui sort sur Dylan     
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Tag(s) : #MUSIQUE
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