Duke Robillard est un guitariste assez peu connu au delà du cercle des amateurs de blues et de jazz pourtant il fut membre fondateur de Roomful of Blues, puis a remplacé Jimmy Vaughan au sein des Fabulous Thunderbirds en 1990 avant d'entreprendre une carrière solo très éclectique, ponctué d’albums blues et jazzy.
Je connais assez mal l’ensemble de l’œuvre du monsieur, mais j’avoue avoir flashé sur l’album sorti en 2005 The Dukes meets the Earl (avec Ronnie Earl) que je passe souvent, grand moment de guitare sans esbroufe où les deux musiciens s’écoutent et prennent plaisir à jouer ensemble..
Dans son dernier album Guitar Groove-A-Rama, sorti en 2006, il rend hommage aux guitaristes qui l’ont influencés dans un long morceau Blues-A-Rama
Le reste de l’album est un mélange de toutes ses influences (James Burton, Steve Cropper, Ray Charles, Sonny Boy Williamson et Dylan qu’il a accompagné sur Time Out of Mind)J’avoue toutefois que son DVD sorti en 2005 m’a laissé un peu sur ma faim, un peu trop ambiance réunion de copains autour d’un feu de bois.
En tout cas une raison de plus pour aller vérifier live au New Morning.
Il a le look de notre Carlos national (en plus mince) le Duke, avec sa bedaine, sa barbe et son chapeau noir, et il est accompagné de Doug James (Saxs ténor et baryton, harmonica), Mark Teixeira (batterie, percussions), John Packer (basse) qui semble sortir de sa tombe avec sa veste trop grande son look cadavérique et sa casquette et Hammon Al Basile qui rejoindra le groupe au saxo sur plusieurs morceaux.
Formation réduite Bruce Bears à l’orgue étant absent.
Que dire? Ce fut un bon concert, mais ce ne fut qu’un bon concert, découpé en deux set selon les habitudes des groupes américains quand ils jouent en club, avec beaucoup de morceaux du dernier album dont Do the Memphis Grind, puis un blues écrit par Jimmy Whiterspoon où il va chercher au plus profond des notes acérées et déchirantes, et un excellent One Waty Out de Sonny Boy Williamson, mais il faut le dire, le plus souvent le groupe enchaîne les mêmes improvisations un peu jazzy avec les deux saxophones qui envahissent un peu trop l’espace sonore, et un batteur pas assez «fluide» (sic) qui n’imprègne pas vraiment une pulsion forte quand il faut.
Alors c’est agréable à écouter, mais par moment on regarde sa montre car la construction de morceaux est toujours similaire. Certes le Duke est un excellent guitariste avec un super feeling, jouant superbement le blues, mais qui se laisse un peu envahir par les souffleurs.
L’entracte étant long plus d’une demi heure mais bon j’ai mon Blue Mood dédicacé par le monsieur (au fait il faudra m’expliquer pourquoi les CD coûtent 20E dans la salle et seulement 15E sur le site web de Dixie Frog) du coup j’ai loupé le rappel.
En résumé soirée sympa même si on peut regretter le manque de prise de risques et l’absence d’une deuxième guitare qui permettrait un dialogue plus agréable qu’avec les sax.
Set 2
Set1 1/ Intro 2/ No Way Out 3/ Glamour Girl 4/ When My House Is Rockin’ 5/ She’s a Read Live Wire 6/ Glide On (Bill Jennings) 7/ You’d Better Move 8/ My Tears 9/ Goodtime Charlie Second Set 2/ Gee I Wish 3/ No Rollin’ Blues/Past 40 Blues 4/ Blue Coat Man 5/ Real Live Wire 6/ Too Hot to Handle 7/ You Better Hold Me 8/ I’m stickin’ with You Baby
1/ Do the 