Si les portraits de Florence et Hussein sont toujours accrochés à la façade du théâtre, c’est qu’ils sont encore retenus contre leur volonté en IRAK
John Mayall assure à l’entrée la vente de ses CD et DVD, tout seul comme un grand, sans service de presse, sans aide. Beaucoup de photos, de dédicaces, moi j’ai oublié mon appareil numérique, et j’ai à peine 10E sur moi….
J’échange toutefois quelques mots ( Mes quelques rudiments d’anglais me sont utiles) et je lui demande quel est selon lui le meilleur guitariste avec lequel il ait joué (Clapton, Mick Taylor, Peter Green, Harvey Mandel…)
Grand sourire "THE NEXT"…
Un qui a l’accent de son Texas natal, c’est Buddie Wittington qui, avant l’arrivée de Mayall, sur scène nous balance Done Somebody Wrong d’Elmore James, immortalisé par l’Allman Brothers Band sur le célèbre Fillmore East) et Just Got Back from Baby’s de ZZTOP, (entre texans !)
Arrive le père Mayall avec son harmonica, une petite guitare et son clavier.
1h50 de blues pur et dur, on sent que c’est lui qui dirige, toujours d’une main de fer, les interventions et les solos.
Ce mec a plus de 70ans, mais il en impose superbement.
Joe Yuele (batterie) et Hnak Van Sickle assurent bien, mais c’est le son de la guitare et ses dialogues avec l’harmonica et/ou le clavier qui donnent la couleur et l’ambiance.
Buddie nous fera un pot pourri d’intros (Layla, Paint it Black, Dazed & Confused..) comme autant d’hommages à ces blancs becs anglais, qui au début des sixties jouèrent les grands classiques des vieux bluesman de Chicago et du delta du Mississipi.
John Mayall fut leur professeur.
Des années après il est toujours là, avec cette flamme bleue intacte.
R E S P E CT
Et dès la fin du concert, le père Mayall, toujours en tenue de scène ( Tee shirt et pantalon clair), sort sa table, ses CD et DVD devant le théâtre ..et la vente continue !
Il est 23h il fait 8° dehors
Les vieux blusmen ne meurent jamais