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La sortie du nouveau CD de David Gilmour est un évènement, d’autant que notre homme en a commis seulement deux (DG et About Face) qui, soyons honnête, ne sont pas restés dans les annales.

Douze ans se sont écoulés depuis Division Bell, dernier album studio plutôt réussi du new Pink Floyd et dans le contexte de la reformation éphémère du groupe à Hyde Park début juillet 2005 pour le Live Aid, cet album était très attendu, d’autant qu’une tournée, qui passera par Paris mi mars, est programmée.

L’album débute par Castellhorizon collage sonore qui nous transporte immédiatement dans l’univers floydien, avec ses climats, la cloche de Division Bell qui résonne comme une réminiscence lointaine, un clin d’oeil à son précédent CD.

Gilmour expose une vision personnelle et une multitude de styles réconciliés/unifiés par son jeu de guitare lyrique et sa voix immédiatement reconnaissable. On an Island le morceau éponyme bénéficie des harmonies de David Crosby et Graham Nash et aussi de l’apport important (tant au niveau de la musique que de la crédibilité Pink Floyd de Richard Wright. Ici encore un morceau à l’atmosphère floydienne magnifiée par les voix des deux californiens qui se marient parfaitement aux sonorités inhabituelles pour elles, un superbe morceau qui donne le ton de l’album.

The Blue ensuite, encore un superbe morceau avec la guitare aérienne et Jools Holland au piano, Chris Stainton à l’orgue Hammond. Ces deux morceaux évoquent le Floyd de la grande époque celle de Meddle et de Wish You Where Here.

Take A breath, est plus proche de l’atmosphère des derniers Floyd sans Waters, avec la voix particulière de David qui se pose très bien sur la musique.

Red Sky At night où notre homme joue du saxophone, là encore souvenir des envolées d’une époque dorée, dommage que ce sont des séquenceurs qui jouent à la place d’instruments.

 This Heaven débute avec la frappe d’Andy Newmark, Georgie Fame est à l’orgue, Phil Manzanera aux claviers pour un moreau plus «pop» que tous les précédents. Robert Wyatt au cornet pour accompagner

Then I Close My Eyes, instrumental rempli de beauté avec une très belle partie de piano de Manzanera, mais le morceau s’étire un peu.

Smile est une balade très mélodique comme sait en faire Gilmour, moment de calme, de sérénité

A Pocketful Of Stones, dégage une atmosphère proche de Division Bell mais souffre à mon sens de l’accompagnement un peu lourd, heureusement qu’un très beau solo de guitare vient relever la sauce

Where We Start clôture superbement l’album, David se faisant multi-instrumentiste , sauf la batterie

 Les orchestrations du compositeur polonais renommé Zbigniew Preisner sont réussies et la production de Phil Manzanera et Chris Thomasde Roxy Music lumineuse, la virtuosité abonde.

A noter que Gilmour a écrit les paroles avec Polly Samson, continuant un partenariat commencé sur Division Bell. Album très réussi, on a hâte de le voir en live….mais c’est pour bientôt

Tag(s) : #MUSIQUE

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