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On arrête plus le Loner en 2012 ! Après Americana, album de reprises sorti en avril, puis son autobiographie début octobre, voici le 35ème album de sa carrière, le plus long (87 minutes) et accompagné de son groupe fétiche le Crazy Horse.

Mais, ainsi que le montre ses dernières livraisons, quantité n’est pas nécessairement gage de qualité, et si beaucoup, déjà, s’extasient sur la durée du  premier morceau «Driftin’ Back”, vingt-sept minutes, record de notre homme, je suis plutôt dubitatif, pourtant je suis un grand fan des chevauchées électriques du Crazy Horse (Live Rust et Weld par exemple qui constituent des sommets dans l’œuvre du Canadien), mais là, on s’ennuie un peu et le morceau s’étire, s’étire, s’étire….comme le second Psychedelic Pill. Une seule idée par morceau, quand ils durent longtemps, c’est peut- être un peu juste même pour Mr Young.

Mais la suite se révèle très nettement au -dessus, « Ramada Inn » qui lui aussi dure longtemps (17 minutes) est néanmoins superbe, enfin on retrouve le grand Neil Young et son groupe qui pète le feu, les mélodies, les idées, les solos fusent, et c’est toute la différence avec les morceaux précédents, on a envie de le réécouter tout de suite plutôt que de passer au suivant !  « Born in Ontario » est superbe également, rien à voir avec un certain… « Born in the USA » et on a le sentiment que l’album a vraiment démarré que les deux premières chansons n’étaient que des jams pour que les doigts se dérouillent et que le Cheval Fou se retrouve. Les chansons sont construites, cela paraît évident mais il faut quand même le souligner. Neil Young explique dans son autobiographie, qu’il a stoppé les stupéfiants et qu’il craignait un manque d’inspiration. Alors vraisemblablement, dans son  studio il a réuni ses compères et laisser tourner les bandes……

Et “For The Love Of Man”, une superbe balade, comme il sait les écrire, simple, belle, touchante, remplie de poésie et de beauté, pas de guitares hurlantes ou de riff rageur, tu peux continuer ton sevrage Neil, tu es toujours inspiré. Et puis, comme un souvenir lointain, comme une réminiscence d’instants magiques, « Walk Like A Giant » a un petit lien de parenté avec « Like a Hurricane », un des plus grands titres de notre ami, même si, là encore, les dernières minutes ne sont pas indispensables et gâchent un peu le morceau. En final l’alternate mix de « Psychedelic Pill “ me semble supérieur  à la première version du CD

 

Toutefois, ne boudons pas notre plaisir, même si certains morceaux se perdent un peu en chemin, Neil Young et ses spadassins, envoient toujours du plomb, les guitares sont acérées, la section rythmique toujours puissante, la voix toujours si particulière, toujours si reconnaissable, et Psychedelic Pill est un album important dans son œuvre. Puis, et c’est aussi une grande nouvelle, les titres de cet album sont joués en live pendant la tournée américaine en cours, et il se murmure qu’une tournée européenne est prévue en 2013.

Car Neil Young & Crazy Horse en live, ce n’est que du bonheur !

 

DISC 1 

Driftin’ Back

Psychedelic Pill

Ramada Inn

Born In Ontario
DISC 2

01. Twisted Road

02. She’s Always Dancing

 03. For The Love Of Man

04. Walk Like A Giant

05. Psychedelic Pill (Alternate Mix)

   

 

 

Tag(s) : #MUSIQUE

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