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2 last o10

J’aimerais un jour écrire une superbe chronique d’un super nouveau CD de Lynyrd Skynyrd, un album qui aurait la saveur et la puissance de l’un des cinq premiers albums, d’avant le crash. Mais voilà depuis leur retour dans le circuit, le groupe ne parvient pas, en studio, à retrouver la magie, l’osmose, le cocktail des grandes années. Certes la longue succession de décès depuis quelques années (Léon Wilkinson, Billy Powell, Hughie Thomasson a sérieusement décimé le groupe qui mérite plus que jamais le nom d’un de leur album Street Survivors. Et on ne remplace pas un Powell ou un Thomasson du jour au lendemain. Mais une analyse plus fine permet la mise en avant d’autres éléments tout aussi essentiels :

*L’absence de Gary Rossington seul membre original restant, tant dans les compositions, que dans l’organisation du groupe. Le guitariste depuis ses graves ennuis de santé semble totalement hors du coup, même s’il assure encore avec brio ses parties de guitare, mais il n’est pas partie prenante de la direction musicale du groupe.

*Le rôle de Ricky Medlocke. Sans conteste Medlocke est un grand guitariste, et un bon compositeur, son rôle moteur dans Blackfoot en est, si besoin, une preuve. Mais son intégration dans Lynyrd Skynyrd a modifié le fond musical du groupe, l’orientant vers une musique plus simple, moins mélodique qui, in fine, se rapproche justement de Blackfoot en y perdant la puissance de ce dernier. Certes, en live il assure sans problème les parties de guitare d’Allen Collins sur les anciens morceaux, mais il entraîne le groupe dans une autre direction.

*Le chant de Johnny Van Zant, co-leader du groupe, mais qui tient sa légitimité par son lien de parenté avec son frère Ronnie, décédé dans le crash de 1977. Sinon Johnny est un chanteur assez moyen qui manque de charisme en live, cherchant trop à rester « le frère du grand disparu » qui assume courageusement l’héritage.

*Les nouveaux musiciens qui semblent, malgré leur technique, peu concernés par le passé glorieux du groupe.

Pourtant, le nouveau CD, toujours produit par Bob Marlette, démarre sur les chapeaux de roue par le morceau éponyme avec un son superbe, une belle slide et les deux guitaristes qui jouent à l’unisson un riff bien southern rock, rien à dire. Et puis les morceaux défilent, pas mal certes, mais rien qui accroche l’oreille, rien qui donne envie de se lever, de remettre le morceau, de sortir la bouteille de Jack et les glaçons….C’est du bon rock, un peu à la Aerosmith (« Mississippi Blood ») ou à la Led Zeppelin (« Honey Hole ») ou encore AC/DC (« Good Teacher »). Certes on peut trouver pire comme références, mais on parle ici de Lynyrd  Skynyrd, de southern rock de ce son si particulier, très mélodique, des guitares qui chantent, se parlent, se répondent dans une cascade aérienne de notes . « Start Livin’ Life Again » est pourtant très réussi avec ses accords de dobro, « Life’s » est très mélodique, mais au final combien de morceaux sont du pur Lynyrd Skynyrd, combien de morceaux seront joués en live lors d’un éventuelle prochaine tournée européenne ?

L’album intrinsèquement n’est pas mauvais, les paroles  sont, heureusement, moins réacs que dans God and Guns, mais il semble bien que la magie du groupe se soit envolée petit à petit,  et que Lynyrd  Skynyrd soit revenu au niveau de tas d’autres groupes, lui qui était tellement magique, tellement autre chose…..

1 - Last Of A Dyin' Breed
2 - One Day At A Time
3 - Homegrown
4 - Ready To Fly
5 - Mississippi Blood
6 - Good Teacher
7 - Something To Live
8 - Life's Twisted
9 - Nothing Come Easy
10 - Honey Hole
11 - Start Livin' Life Again


Gary Rossington - guitar
Johnny Van Zant - lead vocals

Rickey Medlocke - guitar & vocals
Mark Matejka - guitar & vocals
Peter Keys - keyboards
Michael Cartellone - drums
Johnny Colt - bass
Dale Krantz-Rossington - lead & background vocals
Carol Chase - background vocals

 

Tag(s) : #MUSIQUE

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