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Un nouveau CD de Léonard COHEN est toujours un évènement, déjà par sa rareté, on ne peut pas dire que l’homme est prolifique, puis par sa qualité, Cohen n’est pas le genre à faire de mauvais CD même des moyens.
Et puis, sous son air austère, c’est quand même un communicant, il suffit de regarder les affiches qui ornent Times Square.
Old Ideas donc, la pochette rouge et noire, avec notre homme en costume noir et chapeau un livre sur ses genoux, dans un look à la Al Pacino dans le Parrain, mélange de charme, de distinction et de danger ?
A la première écoute, c’est, comme toujours, la voix qui accroche, sombre, encore plus sombre, profonde, encore plus profonde, j’ai immédiatement pensé aux CD que Johnny Cash a enregistré avec Rick Rubin à la fin de sa carrière et de sa vie.
Une voix usée, vieillie, mais une voix qui bouleverse, qui entre au plus profond de l’auditeur qui lui perfore l’âme et le cœur.
Going Home qui ouvre le bal, commence fort
I love to speak with Leonard
He’s a sportsman and a shepherd
He’s a lazy bastard
Living in a suit

La voix est assez distante Presque débordée par les choeurs féminins, et le sens des paroles peut être compris à plusieurs niveaux. Pour moi, cela ressemble à un bilan Cohen s’interpelle et réfléchit sur lui et sa musique, et ce paragraphe
He will speak these words of wisdom
Like a sage, a man of vision
Though he knows he’s really nothing
But the brief elaboration of a tube

Ne décrit-il pas le rapport de Cohen à son oeuvre ?
Relativisant la portée de ses mots, se considérant comme un faiseur de tubes ? La chanson est une interrogation sur la création, le temps qui passe, le retour à la maison pouvant être interprété par la fin de la création, ou de la vie.
Beaucoup considèrent que le chant et la musique de Cohen sont mystiques et cette impression est renforcée par la tonalité globale du nouveau CD
Si on continue « Amen », avec la trompette et les voix est mélancolique… The darkness » est un blues à la Cohen et il gratte jusqu'à l'os avec des mots
I’ve got no future
I know my days are few
The present’s not that pleasant
Just a lot of things to do
I thought the past would last me
But the darkness got that

BRRRR
Juste avant Show me the Place est construit au niveau narratif comme Dance me to the End of Love, avec la répétition obsessionnelle du premier vers .
Anyhow est presque déclamée , Crazy to love you ,respire la sérénité, Banjo sent la Louisiane. L’harmonica délicat saupoudre Lullaby, Different sides termine en beauté un CD qui mérite d'être écouté, décortiqué, chose rare en ces temps incertains.

Old Ideas:
Going Home
Amen
Show Me The Place
The Darkness
Anyhow
Crazy To Love You
Come Healing
Banjo
Lullaby
Different Sides

A écouter sans modération

Tag(s) : #MUSIQUE

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