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La sortie de ce coffret de six CD est un cadeau de Noël avant l’heure pour les fans de la Mule car, si depuis plusieurs années, tous les concerts du groupe sont disponibles rapidement en téléchargement FLAC ou MP3 via les Mules Tracks, les performances scéniques des années 1990 sont plus rares.
Cette période est d’autant plus intéressante, car le groupe joue en power-trio dans son line-up d’origine, jusqu’au décès de son bassiste Allen Woody le 25/08/2000
Retour dans le temps, donc après la sortie de Millenium en août 2010 (concert du 31/12/1999 à Atlanta) et de Live With a Little Help… au même endroit un an plus tôt, ce sont les concerts de Athens, Atlanta (encore et toujours) et Macon des 11,12 et 13 avril 1996 qui sont documentés. Donc, pour en terminer avec la chronologie, juste après les concerts donnés au Roseland Ballroom le 31/12/1995 qui ont servi à l’album éponyme sorti le 22/10/1996.
Le groupe est donc assez récent avec un seul album à son actif et c’est sur scène qu’il va gagner sa réputation soir après soir, concert après concert, convertissant peu à peu les spectateurs en soldats de la Mule Army

Précisons tout de suite que ce coffret s’adresse prioritairement aux fans, aux habitués, les trois concerts risquant de sembler répétitifs aux oreilles non aguerries même si les set lists varient significativement d’un soir à l’autre. Le matériel provient bien sur du premier CD mais inclus également des chansons de Dose qui sortira en 1998 (« Blind Man in the Dark », « Game Face », « Thelonius Beck », « John the Revelator », mais aussi de Life Before Insanity (« No Need to Suffer », qui sera dans les bacs en 2000 !
Mais c’est un régal. la basse de Allen Woody groove, bourdonne et assure les fondements du son, Matt Abts est un fantastique batteur, très orignal dans son jeu de cymbales et de tambours, et Warren Haynes déjà un guitariste surdoué dont aucune des nombreuses improvisations n’est lassante, et on mesure toutefois, avec le temps, les énormes progrès faits par la voix de Warren depuis seize ans. Le groupe ne souffre pas de la comparaison avec les power-trio d’exception Cream de Clapton ou l’Experience d’Hendrix, et les cover sont superbes. Déjà le «Presence of the Lord” un des plus grands morceaux de Blind Faith dont les deux versions jouées sont absolument superbes et les medley autour de Young Man Blues et Who do You Love un autre soir n’ont rien à envier aux versions des Who de Pete Townshend pour le premier (d’autant que Derek Trucks vient donner un coup de main) ou de Quicksilver Messenger Service de John Cippolina. Et comme les influences de la Mule sont variées c’est le « She’s So Heavy » des Beatles qui sert de fil conducteur à la jam du dernier soir. Et comme les amis ont de la classe et de la culture musicale, ils terminent pas “Gonna Send You Back to Georgia” de Hound Dog Taylor, en hommage à la Georgie !
Mais le groupe a produit aussi de grands morceaux qui sont devenus au fil du temps, l’ossature des set lists, et c’est un bonheur d’entendre « Blind Man in the Dark », « Don’t Step on the Grass, Sam » ou « Birth of the Mule » dans leurs premières versions live.
Les enregistrements de ces trois concerts sont un témoignage captivant du groupe en live et de son évolution, et il faut encore et toujours souligner que c’est sur scène que le groupe donne toute la mesure de son immense talent, avec des shows superbes dont les set list évoluent chaque soir.

Tag(s) : #MUSIQUE

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