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14 Septembre 2002, Royal Festival Hall de Londres, ce soir là, pour le dernier show de la tournée, Jeff Beck revisite l'ensemble de sa carrière avec quelques potes dont The White Stripes, Terry Bozzio, Paul Rodgers et John Mc Laughlin.

Le parcours de Jeff Beck est atypique, sinueux, surprenant: il débute avec les Yardbirds, puis se lance dans le Jeff Beck Group et les conflits d'égo avec Rod Stewart , puis avecWired réussit une parfaite osmose jazz-rock, style de musique qu'il jouera longtemps avant de créer dans ses derniers CD de longues suites instrumentales traversées par sa guitare.

Car notre homme est un pur génie de la six cordes, des trois guitaristes des Yardbirds, il est le plus inventif, le plus fou, le plus aventureux explorant toujours des friches inconnues.

Revenons à ce concert qui débute par Beck's Bolero, la marque de fabrique, puis Angel, Good Bye Pork Pie Hat, Blue Wind rien que cette liste de titres met l'eau à la bouche.

Six morceaux avec les White Stripes, pas vraiment les meilleurs moments du concert, comparé à Django et Scatterbrain avec John Mc Laughlin, et à la version instrumentale divine de A Day In the Life, le chant si particulier de Paul Rodgers sur Goin'Down et Hi Ho Silver et bien sur la frappe fabuleuse de Terry Bozzio sur ces derniers morceaux et quelques autres.

Mais bien sur, la vedette ici c'est la guitare de Jeff, superbe dans tous les styles, ce son parfait, ce touché précis, cette façon de faire vibrer les notes, Beck est un virtuose qui sait maîtriser le son, qui ne joue jamais une note inutile, ce double CD est un pur régal pour ceux (si si jen connais) qui doutaient de son talent.

En tout cas, ce concert squatte le lecteur CD depuis plusieurs semaines, c'est un vrai bonheur.

Ce condensé de carrière permet de comparer les différentes expériences de Beck et pour moi, les morceaux de Wired n'ont pas pris une ride, ce sont certainement à ce jour mes préférés avec A Day In the Life fabuleux;

Immense concert d'un dieu de la guitare qui a préservé son génie sans jamais le sacrifier à de basses considérations commerciales.

De plus, cette musique jouée très fort dans les paturages alpestres, là où la Suisse et le France se rejoignent fait descendre les chamois de leurs cimes, ils gambadent joyeusement sur les pentes arides, on m' a dit que certains étaien devenus ivre de bonheur.

Je n'y étais pas, mais j'ai toute confiance dans l'information, celle qui a engendré ce miracle ne peut pas mentir et en plus elle les connaît ces bestioles ! ! !

  

 




 

 
Tag(s) : #MUSIQUE

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