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C’était avant le punk, à un moment où le rock planant endormait tout le monde, où les dinosaures du rock entassaient les billets verts dans des tournées et albums de plus insipides, alors du fin fond de la Perfide Albion, dans les fumées de cigarette et les pintes de bière stout surgit un homme en noir, avec un jeu de guitare minimaliste, un style de robot branché sur une pile électrique, ses yeux exorbités fixaient les spectateurs, sa guitare tenu comme un fusil, crachait les riffs de l’enfer.
Ce psycho killer était le guitariste de Dr Feelgood, ce bon docteur, qui sur les pochettes tenait en ricanant une seringue de rock prête à l’emploi. En quelques albums Wilko Johnson et Lee Brilleaux firent imploser Londres et leur prestation courte mais high energy firent sensation.
A cette époque, sortant de l’armée, j’avais trouvé mon look, jean noir, veste en velours noire avec le badge ROUGE de Dr Feelgood, lunettes noires .

 Le jeu de guitare de Wilko, qui avait bien écouté Johnny Kidd & the Pirates, était réellement halluciné mais très vite (en 1977) il quitta le groupe pour une carrière solo chaotique ponctuée par quelques apparitions avec Ian Dury autre dérangé célèbre.

Et en ce jour de France/Angleterre, il se produit en concert à Domont dans le cadre du festival BLUES EN VO.
Physiquement il ressemble à Klaus Klinski dans Nosteratu notre WIlko avec son crâne rasé, mais il a gardé ce jeu de scène qui a fait sa gloire, quand il fusille les spectateurs à coups de notes, quand il joue à la Jimi, guitare dans le dos, et ce son, pas de solos, seulement des accords, des riffs qui sont l’essence du rock, il joue beaucoup de titres de son dernier albul solo, Red Hot Rocking Blues, mais l’âme de Lee Brilleaux surgit avec les célèbres potions du docteur, Roxette, She does it Right, Back in the Nigth et un Johnny Be Good d’anthologie en rappel. Sa section rythmique, peine à le suivre même si le batteur a dans les trente ans.
Ce qui pêche un peu c’est le chant, Wilco s’en charge mais d’une part cela pertube son jeu de scène à la guitare, et d’autre part il chante un peu comme un canard (à force de reprendre les chansons de Chuck Berry?)
Mais ne boudons pas l’immense joie de revoir, au fin fond d’une lointaine banlieue, la légende vivante qui a donné ses lettres de noblesse au pub-rock.
Et avec tout cela, la France a perdu….
A noter en première partie Shaggy Dogs, un groupe français qui joue dans le style pub-rock; avec un show super énergie, vitaminé, très marqué justement par Dr Feelgood, avec un chanteur superbe, un guitariste qui malgré un gamelle joue dans le style et une rythmique qui plombe le tout sueprbement.
En espérant que la nouvelle loi sur les chiens dangereux ne leur arrêtera pas....

Tag(s) : #MUSIQUE

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