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 C’est un murmure lointain, diffus, inquiétant we want miles, we want  miles we want miles we want miles  qui se rapproche we want miles we want miles we want miles we want miles we want miles, we want miles, we want Miles, we want miles…….. 

Il est paumé en 1985 Miles; il cherche des voies nouvelles, tentant de retrouver chez Prince, cette fusion musicale entrevue trop brièvement chez la comète Hendrix, Ce n’est pas faute d’avoir monté des groupes depuis le début des seventies, joué avec des dizaines de guitaristes, exploré des sonorités électriques avec sa trompette aux frontières du jazz, du rock de l’avant-garde, alors il reprend Human nature de Mickaël Jackson ou Time after Time de Cindy Lauper, semblant regretter de n’être qu’un instrumentiste, lui qui en habits flamboyants, lunettes à la Elton John chercha à concurrencer les pop stars.

Encore un autre groupe, encore une nouvelle alchimie à mettre en place, encore des sons à explorer avec d’autres instrumentistes, un changement de maison de disques Warner Bros remplace Columbia.

Alors, sur scène dans les lumières tout redevient possible, Paris la ville aimée celle de Juliette Gréco, Jeanne Moreau des boîtes de jazz des années cinquante à St Germain-des-Prés, la création de la musique d’ascenseur pour l’échafaud, et les concerts.

Tout près du périphérique, à La Villette, un soir de juillet, un soir d’été….

John Scofield est à la guitare, Darryl Jones (qui maintenant tient la basse chez les Stones), Vince Wilburn aux drums, Steve Thornton aux percussions, Bob Berg aux saxes et Baabe Irving aux claviers.

Il joue les morceaux «variétés» précités mais ce soir là n’est pas ordinaire, le son de la trompette est plus chaud, les notes flottent dans la nuit d’été, les musiciens drivés par John Scofield sont soudés, et puis pour la dernière partie u show, en guest star, John Mc Laughlin, le guitariste qui, peut être, a le mieux compris Miles, celui avec qui il a quasiment inventé le jazz-rock.

Et tout au long de cette jam de retrouvailles, on sent que Miles revit, retrouve ses sensations anciennes, relance les instrumentistes, retrouvant la verve oubliée des années électriques. 

et se transforme en clameur we want miles, we want miles, we want miles, we want miles……..  

 

 

Tag(s) : #MUSIQUE

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