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  C’est le 18/10/2006 dans un coin reculé de la perfide Albion, presque à la fin du concert, Buddy Whittington attaque House of the Rising Sun, continue sur l’intro de No Quarter et puis balance quelques riffs de Led Zeppelin, quelques minutes volées, quelques instants de distraction de John Mayall qui fronce les sourcils sur son piano électrique…. J’avais pas vraiment envie d’écrire mes joies et mes peines musicales de 2006 mais bon c’est une tradition, j’aime pas les traditions, ni fouiller dans ma mémoire pour retrouver tel ou tel instant. Alors c’est en vrac……..Grand Rex par un soir de mars où pourtant tout avait mal commencé au niveau logistique, les premières mesures d’Echoes entourent le théâtre, je sens ce frisson particulier, celui des grands moments le même que quand, quelques semaines avant, Dylan balançait Desolation Row. Gilmour nous a gratifié d’un concert somptueux, reprenant de grands morceaux, et jouant l’intégralité de son nouvel album On a Island que seuls quelques irréductibles refusent de classer dans les grands disques. Derek Trucks deux soirs de suite, avec son groupe dans une petite salle près de la Bastille et le lendemain avec Clapton au POPB, et quelques jours avant Susan Tedeschi était venu illuminée le New Morning; leurs deux CD Songlines et Hope & Desire ont souvent tourné. Clapton, parlons-en, semble enfin libéré de toute contrainte commerciale, il monte un groupe avec deux guitaristes dont notre Derek qui à la slide casse à la baraque, embarque tout son monde dans une tournée mondiale, prenant le soin de virer les cuivres, puis sort avec JJ Cale un CD cool, rafraîchissant dénué de prétention. J’ai découvert un peu tard le chant superbe et la vie de Johnny Cash, un soir très tard Miles Davis jouait un morceau de In a Silent Way, la musique, cette musique est intemporelle, elle n’est pas d’une année précise, elle flotte au-delà du temps qui s’écoule. Et puis Mark Knopfler et Emmylou Harris en CD et en concert encore un bel enchantement et tous ces disques de blues anciens et nouveaux, Freddie King, Pura Fe avec cete voix si particulière qui extériorise la souffrance des Indiens d’Amérique, Bill Perry, Gwyn Ashton, Duke Robillard, la fantastique surprise du retour d’Hydra en live avec After All These Years, et les habituels Gov’t Mule, Neil Young, Van Morrisson, Tom Petty. Et tous ceux que j’ai chroniqué en album du mois sur le forum Bluesland, Farlow-Kirch band, Jerry Lee Lewis et son piano magique, la Mule et tous els autres que j’oublie, tiens les Black Crowes par exemple qui ressortent des vieilles pépites d’enfer. Mais sur l’année celui qui est resté toujours présent, qui a squatté les lecteurs CD c’est notre bon vieux Bob qui sort Modern Times un CD superbe et jour après jour poursuit cette folle aventure, ce Never Ending Tour qui fera escale à Paris au printemps 2007… ….Finalement c’est 2007 qui compte, quelques dates déjà de concert Polnareff, Elliot Murphy, Dylan et puis des autres à venir encore inconnus, c’est beau l’inconnu. Alors Glenn Gould referma son piano sur la dernière note des Variations de Goldberg de Bach. En rangeant le CD dans son boîtier, j’ai pensé qu’il me/nous restait encore des tas de belles choses à écouter
Tag(s) : #MUSIQUE

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