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Montreux, son lac, ses palaces, cette Rolls bleue superbe garée devant un hôtel de luxe, mais quand on est des mécréants, il faut tourner dans la ville pour trouver une place de parking, toutes sont réservées avec les numéros des voitures devant les emplacements.
On se gare enfin loin et j'ai un muscle du mollet froissé alors je claudique sous une chaleur lourde le long du lac, juste le temps de photographier la statue de Freddy Mercury dressée face à l'eau... et nous arrivons.
L'organisation suisse a beaucoup baissé, il faut aller se présenter à un guichet pour montrer les billets, puis recevoir un bracelet, mais il faut quand même montrer les tickets, et le Suisse est méfiant, j'attends à 50 mètres ma Belle qui est partie chercher les sésames mais c'est une fille de l'organisation qui se déplace pour l'attacher à mon poignet.
Enfin, nous pénétrons dans l'auditorium Stravinski, superbe salle, déploiement de caméras, le concert de Status Quo est filmé pour un DVD, les fans sont devant et nous nous glissons au douzième rang.
Je ne suis pas un fan de Status Quo, je connais bien sur leurs hits, mais sans plus.
Le show sera sympa, un peu trop long et répétitif à mon goût, le batteur plante des clous, et les tempos varient peu. Cela étant le groupe respecte son public, se donne à fond et In the Army Now, le medley rock en rappel claquent bien.
Le groupe ne sera pas rejoint par Fogerty pour Rockin' All Over the World, problème de management semble-til.
Avec le repli des fans du Quo vers le bar, nous nous retrouvons au deuxième rang, juste derrière la sécurité, pas de barrières mais des gars assis, plus un fou furieux qui passera tout le concert à traquer les photographes dans le public armé d'un lampe électrique, du coup on ne prendra pas de clichés, le service d'ordre ne semblant pas vraiment neutre !
Attente, assez longue, et à 22h45 le groupe, Kenny Aronoff batterie, Hunter Perrin basse, Billy Burnette guitare, Matt Nolen au Hammond, et Dan Hochhalter violon/guitare se lance dans un elongue introduction et enfin il arrive, lifté le John, légèrement maquillé, très mince, plus de chemise bucheron mais un ensemble marron, Hey Tonight en ouverture, si on compare avec le show de l'Olympia de 2007, c'est moins rock plus cool avec beaucoup d'échanges instrumentaux avec Dan Hochhalter au violon.
John, comme toujours, change de guitare à chaque morceau, Gibson Lee Paul rouge, jaune, mais cela coupe un peu l'intensité du show.
Et le juke box défile Green River, Big Train, Midnight Special énorme, le récent Don't You Wish It Was True, Have You Ever Seen The Rain?», Born in the Bayou, Down on the Corner, un Fortunate Son dantesque, et le magnifique Who'll Stop the Rain et ....Rockin' All Over the World, histoire de rappeler qui est le créateur de cet hymne.
John donne deux mediator à un spectateur qui lui en réclame, parcourt la scène de long en large et puis cette voix, intacte après toutes ces années, il perd tout le temps son oreillette pour les retours, mais il assure magnifiquement.Ce concert est plus musical, moins intense que celui de 2007, par contre l'acoustique est fantastique et la proximité de la scène (nous entendons le soundboard mais nous ne voyons pas les écrans géants) donne une magie particulière au spectacle.

Il est tard, il fait 26° dehors, les éclairs d'orage illuminent le lac, je peine à marcher vu que les cinq heures debout n'ont pas arrangé mes muscles, on se rafraîchit aux fontaines, je me dis que si, au fin fond de la Bretagne, beaucoup ont vu le futur du rock, mais j'ai vu son histoire........
Retour en France, juste le temps de rentrer et l'orage qui couvait, couvait, couvait éclate.

Who'll Stop the Rain ?




Tag(s) : #MUSIQUE

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