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Grand merci à Patrice GUINO pour les superbes photos.
Beaucoup d'autres de ce show et de beaucoup d'autres sur son site
http://rockerparis.blogspot.com

Chaude soirée d’été dans un New Morning sold-out et surchauffé.
Avec, en plus une première partie, Joël Daydé, sortit de la naphtaline, je me souviens avoir acheté son LP "Daydé" en ….1971, surtout parce que Claude Engel y jouait des trucs de dingues à la wah-wah.
Pour situer c’est lui qui avait adapté Mamy Blue chanson qui a assuré les fins de mois de Nicoletta.
Seul à la guitare acoustique ou Strat (de 1969), il se la pète un peu et on voit mal l’intérêt de jouer Little Red Rooster ou You Gotta Move juste avant Mick Taylor.
Et puis les paroles de Six cordes ! Une traduction des chansons de Jimi mise bout à bout genre "au pays de la dame électrique, dans la maison rouge, le vent ne crie plus Marie". Ouh là !

Vers 22heures, et dans un bain de sueur, se pointe le groupe de notre anglais, un peu fatigué avec l' ami Max Middleton, qui est bien en chair, et fait un peu touriste avec son panama et son costume léger.
Notre Mick arrive un titubant légèrement, chemise à manches longues, veste de costume, il s’approche du micro et se lance dans un monologue à la BB King , nous expliquant à grands renforts de Anyway qu’il aime la salle, parce que le public est proche etc…
Et le show commence, on a devant nous (juste devant) un fabuleux guitariste, celui qui, soir après soir aux USA en 1972 a tissé derrière les Stones la plus fabuleuse trame sonore de la carrière du groupe, et ce son, cette façon économe de jouer, pas de set list écrite pour les musiciens, mais un longue présentation des morceaux qui sont très étirés, mais que c’est beau Alabama ou Twisted Sister, Max semble s’endormir sur son piano électrique mais ses doigts courent sur les touches, le groupe répond au doigt et à l’œil , et on retrouve la magie intacte d’un bluesman d’exception, anglais et blanc, mais qui puis ses racines dans le blues des origines,
Mick Taylor est resté un puriste, amoureux de la note, économe, habile à la slide, précis, ses mains bougent très peu et son jeu de scène est inexistant, mais il dégage une fascination incroyable, une présence forte. Certes il est un peu chargé à la liqueur, et il se laisse tomber par terre, se relevant à l’aide du pied de micro, réclamant quelque chose à boire, dans un numéro d’auto dérision très anglais.
A noter aussi, le riff de Layla qui pour mon plus grand bonheur déboule au milieu d'un medley blues.
Et puis le rappel, il a dit pendant le show qu’il ne jouait pas de chansons des Stones car elles étaient signées Jagger/Richards,( juste avant
Can't you hear me knocking
) mais là il attaque assis sur un tabouret No Exceptations (de Beggears Banquet) version décalée, voix approximative mais le jeu de guitare fait tout oublier, puis il se lève péniblement, a mal au dos (bon à se rouler par terre à 60 piges !), nous tourne le dos, et demande à son batteur…….Satisfaction, un Satisfaction un peu approximatif ironique avant de quitter la scène, comme pour rappeler qu’il est toujours resté un Rolling Stones.

Mick Taylor - Guitar,Vocals
Max Middleton - Electric Piano
Denny Newman - Guitar,Vocals
Kuma Harada - Bass
Jeff Allen - Drums

Set list
Secret Affair
Twisted Sister
 Alabama
 Losing my faith
 Burial Ground (Morceau de Dennis sans Mick )
 Blind Willie Mc Tell ( with Bits of All Along the watchtower and Layla )
 Can't you hear me knocking
 No Expectations/Satisfaction




Tag(s) : #MUSIQUE

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