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Plus de 120 jours de détention pour Florence et Hussein. 

C’est à la Nouvelle Orleans dans le French Quarter, dès la fin de l’après-midi que tout commence. Dans cette rue où se mélangent boîtes de streep-tease bon marché, boutiques de souvenirs, et clubs de musique, chaque établissement pousse sa sono à fond. Les portes sont ouvertes et la musique se déverse dans la rue. Pas la musique, mais les musiques.

Quand la nuit tombe, les enseignes clignotent, le son enfle, les rabatteurs tendent à bout de bras, leurs pancartes publicitaires, la plupart ont un kit micro pour se faire mieux entendre des badauds. La foule qui se presse dans la rue devenue piétonne, est bigarrée, des jeunes, des vieux, des touristes, des bandes de teenagers excités déambulent un verre à la main. Oui un verre à la main, de la bière, ou plus souvent, un cocktail dans un verre plastique de la forme de celui où est servi le Hurricane. New-Orleans est un havre de tolérance (par exemple à l’aéroport de Houston si vous achetez un litre d’alcool en duty-free, il faut le déposer avant d’embarquer et vous le récupérez dans l’avion), une exception dans l’Amérique puritaine. C’est la ville qui ne  dort jamais, The Big Easy .

Et chacun peut entrer dans une boîte ou un club, où pour environ 5USD (le prix d’une consommation) vous pouvez assister à un set d’une heure d’un groupe.

 Toutes les musiques sont représentées, il suffit d’écouter sur le trottoir ou devant la porte pour apercevoir le show et de faire son choix.

Bien sur, juste à côté les grands clubs, Preservation Hall avec des jazzmen qui jouent une musique pure sans amplification ou House of Blues avec une programmation à tomber par terre, mais sur Bourbon, c’est plus délirant, plus fou.

Je choisis, un groupe du nom de Rock Box qui joue un rock/blues assez heavy. Dans la salle, les fans sont au premier rang et chantent les chansons avec le groupe. Les serveuses plutôt sexy, circulent dans la salle avec des petits tubes, genre tubes de chimiste, remplis d’alcool. Pour inciter les clients, elles proposent soit de mettre le tube entre leurs seins ou alors elles mettent dans leur bouche la partie fermée, et font couler le liquide dans celle du client.

Vous imaginez l’ambiance !!

Mais ce n’est pas vulgaire, au contraire cela se passe dans une atmosphère extraordinairement sympa, les Américains viennent discuter (enfin il faut couvrir le bruit du groupe !) et tout le monde danse, agite les colliers du Mardi-Gras ou les plumes genre Janis Joplin. C’est la fête tout simplement, sans agressivité.

Un peu plus loin, Marthe Wright chante son blues/langoureux. Autre climat, plus cool, ambiance chaude, je finis rapidement mon Southern Comfort, et me laisse envoûter par cette voix  incroyable. Là, à la fin du show ceux qui donnent un pourboire reçoivent  un collier. Autre ambiance, plus feutrée.

Et dans la rue la fête continue. Sur les balcons, certains jettent des colliers à condition que les filles montrent leurs seins. Bien sur cela marche, il est around midnight comme on dit et la nuit ne fait que commencer. Pas de gens saouls, pourtant la quantité d’alcool consommée dans cette rue doit être impressionnante !

  

C’est un soir comme les autres sur Bourbon Street et c’est magnifique cette Amérique là ! ! ! !         

 

Tag(s) : #MUSIQUE

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