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C’est un mardi de juin ensoleillé, à Amsterdam, la Hollande a déjà dans la poche son billet pour les quarts de finale de l’Euro.
Première visite/pèlerinage au Paradiso dans la journée, pas besoin de plan, mais une émotion quand par une porte dérobée, nous entrons dans la salle où se prépare le concert du soir.
La ville est couverte d’orange, des fausses vaches oranges sont dans les arbres de Lierdersplein, tous les cafés, tous les coffes shop se préparent pour la retransmission sur écran géant de Pays-Bas-Roumanie et France- Italie.
Amsterdam se parcourt à pied, les canaux, les maisons, les petites rues, un disquaire où nous achetons les billets pour Jimmy Cliff ce soir….

Aux alentours de vingt-heure trente, les rues sont désertes, les bars ont branché les TV, cette languequi ressemble à l’allemand sort de toutes les portes, mais devant le Paradiso quelques rastas enfumés attendent….
Pèlerinage, souvenirs, souvenirs, la dernière fois c’était en septembre 1975, un concert de Van der Graaf Generator avec David Jackson qui jouait de deux saxos en même temps.
Emotion de retrouver ce temple (cette église plutôt), intact, immaculé, on se prend un Southern Comfort, ce qui contraste avec la bière que descend tous les Bataves.

Les matchs sont commencés, mais nous n’en savons rien, toutefois une autre équipe est sur scène tout en orange…
Orange, la couleur des t-shirts du groupe de Jimmy Cliff, orange la tenue de Jimmy Cliff, avec un groupe puissant, enjoué, un morceau pour chauffer, puis il arrive le père Cliff avec un peu de cette aura mystique qu’avait Marley, il va mettre le feu, enchaînant un best of hits, Vietnam, WonderfulWorls, Beautiful People, un Wild Wolrd de Cat Stevens, et un romantique et remarquable Many River to Cross.
Dehors, il s’est passé quelque chose, les matchs sont finis, le résultat est connu, alors la France?
Le reggae est rapide, la choriste et le trompette rivalisent de virtuosité, Jimmy sautille sur place, c’est superbe, le Paradiso tangue dans un mélange de bière et de fumées (oui on fume encore et pas que du tabac à Amsterdam dans les salles de concert).
Quelques rastas préhistoriques qui ne sortent que la nuit et qui croient que Marley était un génie du foot sont là en transes, des quinquas nonols chaloupent dans leurs bras, c’est magique…j’adore cette ville, j’adore Amsterdam, depuis ma première visite…

La nuit est juste tombée, des tas de jeunes hurlent, c’est un mardi soir de juin pendant l’Euro 2008 et la Hollande a gagné….
Retour dans les rues douces, hôtel, TV 2-0, on rentre à la maison, enfin pas nous, car demain…

Le jour d’après, Central Station, départ pour un stade mythique, le stade de l’Ajax !
1974, Coupe du Monde, foot-ball total, la Hollande ne peut pas perdre, cette génération aux cheveux longs, au jeu porté vers l’attaque qui a compris que le foot c’est de marquer plus de buts que l’adversaire et que c’est mieux de gagner 4-3 que 1-0.
La pelouse est recouverte d’un immense plateau métallique surélevé, la scène est immense, les écrans géants déployés sur toute la hauteur.
Pourtant, la RFA allait doucher les espoirs de tous les amoureux de beau jeu, ce soir là je prendrais une terrible cuite depuis je ne bois plus de pastis !
Le peuple batave a une prédilection pour la bière, il faut acheter une carte (mini 10E) et des hommes sandwich ravitaille les clients.
Nous sommes juste derrière le pit, ayant choisi délibérément de ne pas arriver trop tôt (18h), la foule est très calme, pas de bousculade, attente patiente….

LE stade de l’Ajax, celui de l’équipe qui a développé le football total, arène couverte, temps assez doux, idéal pour un grand concert.
     Grand, il le sera le show de Bruce, immense; c’est dans les stades que le groupe donne toute sa puissance, avec un Boss heureux, courant, sautant, virevoltant, descendant à la rencontre du pit, visiblement content.
28 chansons, avec un démarrage superbe par Out in the Street, je ne vais pas jouer à dire il a fait celle-là mais pas celle-ci, non, non pas grave, et puis Summertime Blues(réclamé par un petit garçon)/Stand On It/Seven Nights to Rock là on s’inclime, et on dit merci Monsieur pour tout ce bonheur.
Certes Clarence modère ses interventions et son jeu de scène est restreint, mais chacun de ses chorus me donne le frisson, Nils est dans un grand jour, superbe à la slide, The Professor est fantastique, Soozie est presque supportable du coup, d’autant que Mme Bruce est restée aux USA, ce qui fait que notre homme s’en donne à cœur joie avec ses copains
Allez je le dis quand même, un peu dommage de finir sur American Land, mais tant pis…

Les lumières s’allument, par terre, les gobelets de bière collent sous les semelles, on se dirige vers la gare en longeant le Heineken Hall, retour en métro downtown, l’Euro continue.

Ah bon ?

  1- Out in the Street
  2- Radio Nowhere
  3- Lonesome Day
  4- Promised Land
  5- Spirit in the Night
  6- The River
  7- Gypsy Biker
  8- Prove it all Night
  9- Darkness on the Edge of Town
10- Darlington County
11- Because the Night
12- She's the One
13- Living in the Future
14- Mary's Place
15- I'm on Fire
16- Backstreets
17- The Rising
18- Last to Die
19- Long Walk Home
20- Badlands
21- GirlsIn a Summer Clothes...
22- Summertime Blues.
23- Stand on it
24- Seven Nights To Rock
25- Born To Run
26- Bobby Jean
27- Dancing in the Dark
28- American Land

 


Tag(s) : #MUSIQUE

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