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Ce disque est certainement mon préféré de tous, celui qui m’a accompagné depuis sa sortie, et que j’écoute et réécoute souvent.

C’est un monument incontournable de l’histoire de la musique rock, c’est une réussite absolue, le chef d’œuvre de la plus grande machine rock que les hommes ont inventé.

C’est le premier  disque que j’ai racheté en CD et je me souviens encore de l’émotion quand je l’écoutais en déflorant ma platine CD Sony toute neuve. 

Led Zeppelin en 1971 a déjà sorti trois brûlots tout simplement numéroté I II III le dernier étant un mélange subtil de rock et de chansons acoustiques.

Le groupe passe son temps sur la route, il écume les USA jouant dans des tournées de plus en plus longues, remplissant des salles de plus en plus vaste…et détruisant des chambres d’hôtels dans une compétition forcenée avec les WHO.

C’est donc un groupe au sommet de sa gloire qui sort le… ben oui au fait il n’a pas de nom.

Enregistré au calme à Headly Grange; sorti le 08/11/1971, la pochette représente un vieillard courbé sous le poids d’un fagot avec en second plan un paysage urbain, on devine une ville anglaise. Je passe sous silence les histoires de pochette, Jimmy Page est un spécialiste pour faire reprendre et retoucher les dessinateurs et photographes.

Incroyable pari du groupe, qui considère qu’il peut vendre un 33 tours sans AUCUNE indication du nom du groupe et des titres des chansons. Peter Grant, le manager et quasiment le cinquième membre du groupe impose ce choix à Atlantic.

C’est un coup de génie.

Le disque démarre sur les chapeaux de roue avec Black Dog et Rock & Roll, deux titresultra rapide du groupe avec le riff d’intro, la voix énorme de Plant et la pulsion infernale de Bonham. Deux hymnes à la puissance du heavy métal, pas de questions , pas de fioritures, c’est brutal, çà claque.

Pourtant le troisième morceau The Battle Of Evermore est une ballade superbe où Plant est accompagnée par Sandy Denny de Fairport Convention.

On retrouve les accords folk apaisés du III mais c’est un hors d’œuvre car ensuite….

 

Accords acoustiques de Page, Ther’s a Lady who’s sure all glitters is gold, And she’s buying a stairway to heaven.

N’ayons pas peur des mots, c’est le chef d’œuvre absolu LA CHANSON ultime, mélange de la verte campagne anglaise où les panneaux routiers indiquent Sheep On The Road et la violence métallique des grandes cités industrielles de Sheffield, Manchester, Liverpool.

Que dire de plus sur cette chanson prétexte à toutes les interprétations, inspirée (?) du Seigneur des Anneaux où simple chanson sur une fille cupide.

Des tonnes d’encre ont été usés pour saisir le sens des paroles, mais Plant n’a jamais vraiment répondu à ces questions.

En tout les cas, le morceau est dantesque avec la flûte de John Paul Jones, le pont et le solo heavy de Page qui tranche avec l’ambiance bucolique et douce du début.

Starway to Heaven malgré sa longueur (8’) sera la chanson la plus diffusée sur les radios FM US, c’est plus encore que Whole Lotta Love la chanson- référence du groupe.

Après une telle claque le reste de l’album pourrait sembler fade.

Il n’en est rien car Misty  Mountain Hop, le superbe Four Sticks, le doux Going to California et le somptueux When the Leaves Breaks donnent d’autres couleurs, d’autres sons à cette palette magnifique. Tous ces titres seront joués live pendant les tournées du groupe et cet album sera LA référence pour toute une génération de rockers.

C’est Led Zeppelin qui dans les stades immenses impose un mini-set acoustique, et qui se lance ensuite dans de longues improvisations sur Starway to Heaven , Dazen & Confused, Whole Lotta Love.

Ce disque est un bonheur absolu, il a conservé une beauté intemporelle, je ne me suis jamais posé la question de l’île déserte mais en tout cas celui là je l’emporte.

Tag(s) : #MUSIQUE

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