LE BRUIT DE L'AMERIQUE
NEW YORK 11/09/2006, Pont de Brooklyn
NEW YORK 11/09/2006, Pont de Brooklyn
1 NEW YORKER
2 LA FILLE DU NORD avec EDDY MITCHELL
3 N’Y PENSE PLUS, TOUT EST BIEN avec CARLA BRUNI
4 Mr L’HOMME ORCHESTRE avec LAURENT VOULZY
5 AU COEUR DE MON PAYS avec ARNO
6 KNOCK KNOCK, OUVRE-TOI PORTE D’OR avec BERNARD LAVILLIERS
7 L’HOMME DOTA D’UN NOM CHAQUE ANIMAL avec ALAIN SOUCHON
8 NOUS SERONS LIBRES avec FLORIAN “PEPS” PEPPUY et WASIS DIOP
9 TOUT COMME UNE VRAIE FEMME avec JANE BIRKIN
10 TOUT LE MONDE UN JOUR S’EST PLANTÉ avec DIDIER WAMPAS
11 DANS LE SOUFFLE DU VENT avec FRANCIS CABREL
12 JEUNE POUR TOUJOURS avec JOHNNY HALLYDAY
13 CLOCHES SONNEZ 3’24”
Marché de Neuilly-sur-Seine
-Bonjour Mme Michu, tout va bien ?
-Bien le bonjour Madame Germaine, ça va, ça vient, avec l’humidité mes douleurs se réveillent.
- Alors Madame Michu, on prépare la fête de la paroisse, notre petit Jean y sera, ce sera peut-être la dernière fois, vu les grandes responsabilités qu’il va prendre.
-Dire qu’on l’a connu en culottes courtes le petit Sarko, il en a fait du chemin.
-Mais dites-moi, c’est quoi le CD qui dépasse de votre cabas avec la photo de Noël.
-Justement je viens de trouver ce disque au supermarché, le vendeur, vous savez le fils Pereira, celui de Conchita notre ancienne concierge, me dit qu’il vient de sortir et que c’est tout à fait le genre pour notre petite réunion de Noël.
-Ah très bien, Bob Dylan, ce nom me dit quelque chose….
-Moi aussi ? mais je ne sais plus quoi c’est pas le mari de Liz Taylor.
-Non Madame Grmaine, c’était Richard Burton et il est mort.
-Bonjour Mesdames
-Ah Monsieur le curé, regardez le disque c’est pour la fête de Noël.
-Hin, hin, Bob Dylan, mais c’est un juif Germaine!
- Doux Jésus, pourtant la pochette, avec les chameaux, les mages, les chevaux , la neige…
-Ma pauvre Germaine, son nom est Robert Zimmerman, le mécréant a tenté de se convertir à notre Sainte Eglise, a rencontré Notre Saint père puis a replongé dans ses démons.
-Quels démons mon père ?
-Ignorante ! la débauche, la musique électrique, l’alcool, la drogue , la révolution c’est Dylan.
-Mon père que dois-je faire, le casser, le brûler ?
-Je vais l’écouter ma mère confiez le moi et vous réciterez dix Notre Père en pénitence.
-Oui mon père.
Le prêtre laissa les bigotes s’éloigner et murmura, « encore un CD qui ne m’a pas coûté cher .
L'adieu à un stade mythique, le Giants Stadium sera détruit bientôt.
Les concerts de Bruce dans cet antre ont toujours été de grands moments, et c'est là qu'il termine avec cinq concerts le leg 3 du Working Tour.
J'ai volontairement zappé cette tournée, déçu par le dernier CD, et estimant avoir déjà beaucoup vu et entendu depuis mon premier concert à Paris en avril 1981.
Alors, j'ai quasiment pas écouté de shows de cette tournée, j'ai une oreille quasi neuve.
Le malin débute par un titre écrit pour l'occasion, Wrecking Ball plutôt bon et meilleur mais c'est pas trop difficile que les titres de Working...)
La suite est réussie et puis l'idée maligne (encore) est de jouer l'intégralité de Born To Run ce que n'importe quel fan ne peut qu'applaudir des deux mains mais
qui (j'ai mauvais esprit) démontre aussi que le répertoire récent n'est pas vraiment du même niveau.
Mais, Bruce reste un grand performer la liste des titres et la durée du show le démontre, et le groupe malgré l'usure de la tournée, sent venir l'écurie et envoie un maximum.
Même les titres récents passent le test, mais c'est le New Jersey, le territoire et bien sur en écoutant on se dit cela devait être super ! ! !
Curt Ramm vient aider Clarence, et on sent avec nostalgie la fin de l'E Street Band, Clarence et max ont déjà un pied dehors, Miami Steve aussi, alors que se passera-t-il ensuite?
Un peu de repos, le temps peut être de faire le point et de réfléchir à la suite ?
En attendant la set-list du premier soir.....
Wrecking Ball (with Curt Ramm)
Seeds
Johnny 99
Atlantic City
Outlaw Pete
Hungry Heart
Working on a Dream
Thunder Road
Tenth Avenue Freeze-out (with Curt Ramm)
Night
Backstreets
Born to Run
She's the One
Meeting Across the River (with Curt Ramm)
Jungleland
Waitin' on a Sunny Day
The Promised Land
Into the Fire
Lonesome Day
The Rising
Badlands
No Surrender
(encore)
Raise Your Hand
E Street Shuffle (with Curt Ramm)
Growin' Up
American Land (with Willie Nile)
Dancing in the Dark (with Willie Nile)
Hard Times
Rosalita
Déjà, il faut que je passe du Jack Daniel's à la Quezac.
Je vois Joël Dayde et Mick Taylor le 09 octobre à Vernouillet. Super c'est à quelques kilomètres de chez moi...sauf que c'est le Vernouillet dans l'Eure et Loire, à côté de Dreux.
Mais je suis l'envoyé spécial de Bluesland sur ce coup avec une réputation à défendre.
Alors dans la nuit chaude et pluvieuse, des phares jaunes trouent la RN12.
Si vous ne connaissez par Vernouillet dans le 28, dites-vous que ce patelin est autour de Dreux et qu'il est très étendu. Malgré le plan Mappy, nous tournons un peu sans rencontrer âme qui vive, on se retrouve à la piscine, un plan, enfin l'Atelier, le temps de faire la queue pour retirer nos places mises à disposition gentiment par André Soulies, il est 21h15, et Daydé est déjà en scène.
Belle salle, remplie, on monte dans les gradins du haut pour ne pas déranger.
Alors, il fait beaucoup moins chaud qu'au New Morning et Daydé semble plus cool et détendu.
Le public est enthousiaste et tape dans ses mains. Certes il nous joue Mona ( mais sans les couplets un peu limite) et Six cordes (mais fondu dans un medley).
Les bons moments de ce shows viennent de You Gotta Move superbe et Hear My Train A Comin les deux chantés en anglais avec un jeu de guitare subtil;
Le public en tout cas est conquis, moi j'ai trouvé le set plus épuré,mieux construit, mais à nouveau les titres en français (qui passent mieux qu'au New Morning) pénalisent un peu le show.
Et comme Jean-Jacques Milteau, Daydé explique/traduit le sens des chansons, ce qui est plutôt une bonne idée mais a pour inconvénient de casser le rythme.
Le temps de griller une cigarette et d'admirer la salle superbe, bien conçue avec une bonne acoustique, on se rapproche pour Mick Taylor.
Dans le public beaucoup de fans des Stones, vu le nombre de logos à la langue tirée.
Mick Taylor a toujours son look vest +écharpe+jean+pompes rouges qui fait le suicide des tailleurs et Max son canotier.
Le show est bon mais plus pépère qu'au New Morning où le sublime côtoyait le pathétique. Là les morceaux s'enchaînent presque sagement, Mick discutant peu avec la
salle.
Twisted Sister , Alabama, Late at Night se succèdent mais il manque un peu de folie, d'improvisations. Max derrière son piano semble un peu absent et l'habituel morceau en solo de Denny Newman
est un peu long.
Et pour le rappel Mick massacre complètement les paroles de No Expectations à en faire chialer les fans les plus émotifs de la salle.
Mais ne boudons pas notre plaisir, Mick Taylor fait une longue tournée en France en ce moment et tout fan des Stones et/ou du blues doit y courir, il a encore plus que de beaux restes.
Et ne jamais oublier la tournée STP de 1972, là soir après soir, notre homme a mis le feu du blues à travers les USA.
Rien que pour cela il lui sera beaucoup pardonné.
Belle soirée mais un peu calme.
Le charme discret de la province ?
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