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Alison KRAUSS Windy City

On avait un peu perdu de vue Alison Krauss….

Certes la musique qu’elle propose n’a pas vraiment les faveurs du public français.

Certes quand elle s’acoquine avec une légende du rock (Robert Plant) c’est pour un superbe album album (Raising Sand) suivi d’une tournée mondiale qui était passé par Paris mais qui reste une belle parenthèse dans sa carrière, le public ayant surtout retenu Plant alors qu’Alison était plus qu’un joli faire-valoir. Peu de gens aussi, savent qu’elle a composé plusieurs thèmes de la série Buffy contre les vampires et joué sur la BO de O’Brother des frères Coen.

Et la voici qui ressurgit sur le label Capitol, avec un look Desesperate House Wave, option étudiante des sixties en fugue dans Main Street avec un coupe de ouf.

Plus surprenant, alors qu’elle n’ pas sortie d’album depuis six ans, elle propose uniquement des reprises d’artistes de Brenda Lee, à Willie Nelson en passant par Ray Charles. Le tout produit par le très classique Buddy Cannon qui semble avoir sérieusement morflé pour faire le job, la petite blonde ayant une vision personnelle de son timing d’enregistrement. Ceux-ci se sont déroulés en 2013, mais Alison semble avoir eu quelques soucis avec sa voix, ce qui explique le décalage avec la sortie effective de l’album car elle est plutôt sourcilleuse sur sa performance vocale. De plus mis à part le titre « Gentle on My Mind » (chanson écrite par John Hartford sortie en juin 1967 sur l'album éponyme de Glen Campbell) on ne peut pas dire que les chansons choisies soient les plus connues de leurs auteurs..

Et la tonalité de l’album est loin, très loin des stéréotypes de la country habituelle (qui a dit heureusement ?). Si on cherchait absolument à trouver des influences ce serait vers Emmylou Harris mais aussi Lucinda Williams qu’il faut se tourner même si "It's Goodbye and So Long to You" du duo bluegrass The Osborne Brothers fait ambiance feu de camp le soir dans un rassemblement de scouts pré-pubères. En effet l’album est très nostalgique et une filiation avec Brenda Lee dont "Losing You" et "All Alone Am I"sont repris est clairement revendiquée. Elle casse aussi superbement la baraque .sur « I Never Cared for You » de Willie Nelson et sa voix est d’une clarté incroyable sur « River in the Rain de Roger Miller qui bénéficie, en plus, de somptueux arrangements de cordes. Et puis, comme souvent avec la dame, une ballade “You Don’t Know Me” qu’elle parvient à rendre limpide et belle, évitant de tomber dans la guimauve gluante qui caractérise trop souvent ce genre d’exercice.

Bel album, très réussi au final, avec une profondeur dans l’interprétation qui s’accenue au fur et à mesure des écoutes.

En bonus sur la Deluxe Edition quatre titres de l’album enregistrés en live

Tag(s) : #album

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