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David CROSBY-LIGHTHOUSE

2016 l’automne des papys ?

Après Léonard COHEN 82 ans, voici David CROSBY 75 ans. Notre homme avait laissé passer vingt ans avant de sortir Croz en 2014, mais tout juste trois ans entre ce dernier et le petit nouveau Lighthouse.

Certes, il a beaucoup plus de temps libre depuis la dissolution définitive ( ?) du trio CROSBY, STILLS & NASH. L’ex de Véronique SANSON, a tout de suite remis le couvert et repris la route avec THE RIDES, histoire de rester jeune, NASH médite sur les hauteurs de Los Angeles, et l’ex BYRD a donc coécrit ce nouvel album avec un certain Michael LEAGUE.

J’avoue n’avoir jamais entendu parler de ce gars, qui est le leader/compositeur/bassiste d’un groupe nommé SNARKY PUPPY composé d’une quarantaine de musiciens et qui propose une sorte de fusion instrumentale.

Pas grand-chose en commun donc avec l’univers hippie/bohème/cool de CROSBY.

L’album a été enregistré en quinze jours à Santa Monica dans le studio de Jackson BROWNE ;

 La photo de la pochette, un phare balayé par le vent et les vagues, semble être prise en Bretagne, complètement décalée avec la musique proposée.

Celle-ci est en effet calme et dépouillée, intime reposant sur la voix et la guitare de CROSBY agrémentées de la basse et des guitares de LEAGUE. Pas d’autres instruments, pas de batterie, mais des harmonies à deux voix (qui reste la marque de fabrique du moustachu à travers le temps) quelques nappes d’orgue et la voix de Becca STEVENS sur « By The Light Of The Common Day » en conclusion de l’album.

 Cette étrange aéropage pourtant, ne dénature absolument pas l’univers de CROSBY, sa poésie, sa voix, toujours aussi élégante, qui ne semble pas souffrir de l’œuvre du temps qui passe et des nombreux excès.

« Things We Do For Love” est écrite pour sa femme Jan, et CROSBY y insuffle toute sa tendresse, tout son sens poétique,

“Paint You A Picture” co-écrit avec Marc COHN (Walking In Memphis) est une sorte de conte cinématographique bourré de remords où pointe une certaine résignation et le moustachu y retrouve son coup de patte, sa griffe.

On le sait CROSBY, depuis son coup de maître If I Could Remember of my Name sorti en 1971 n’a jamais été très prolifique en solo, préférant se concentrer sur CS&N.

La séparation semble donc lui donner des ailes et être parfaitement bénéfique pour sa créativité. Moins allumé que Neil YOUNG (ce n’est pas trop difficile), moins brouillon que STILLS, plus créatif que NASH, il retourne quasiment à ses origines, non pas celles du quatuor, mais des BYRDS première époque, ce folk-rock quasi spatial, joué la tête dans les étoiles un gros joint à la bouche.

C’est un album qui respire une certaine plénitude, le calme d’un nouveau jour qui se lève, l’esprit de "Guinnevere" flotte doucement dans l’air de Laurel Cannon, seule la chanson « Somebody Other Than You » est assez sombre.

 CROSBY confirme ainsi son retour en solo après l’excellent Croz, et c’est agréable de le retrouver au top musical plutôt que dans les pages faits divers des tabloïds.

 

 

Things We Do For Love

The Us Below

Drive Out To The Desert

Look In Their Eyes

Somebody Other Than You

The City

Paint You A Picture

What Makes It So?

By The Light Of Common Day

Tag(s) : #album

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