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ROCK & MOVIES

Musique, disques, cinéma....

ROCK & MOVIES

Charlélie COUTURE-Lafayette

Charlélie COUTURE-Lafayette

Mettons les choses au point. Je ne suis pas un grand connaisseur de l’œuvre de Charlélie Couture, mis à part, comme le commun des mortels, le tube « Comme un Avion sans Ailes ». Le personnage genre « bobo artiste touche à tout qui habite à New York maintenant » me laisse de marbre.

Aussi quand j’apprends qu’il est parti en Louisiane enregistré un album avec des musiciens cajuns, je me dis que mes oreilles ont d’autres choses plus authentiques à écouter dans ce genre musical.

Pourtant, la curiosité, le retour de certains amis qui ont aimé l’album m’amènent à me pencher dessus.

D’autant que le lorrain met le paquet en enregistrant au Dockside Studio, avec entre autres Zachary Richard, le régional de l’étape et The Lost Bayou Ramblers, un groupe cajun fabuleux qui met le feu sur scène.

Le tout avec des guitares country/flok, du banjo, des cuivres, bref des vrais sons estampillés Louisiane.

Et cerise sur le gâteau, la voix et l’accent de Charlélie (parfois un peu agaçant dansses autres productions) s’accordent ici merveilleusement avec la musique et le tempo.

Ce disque est une sacrée réussite, très festif, et, tant dans les paroles qui ne sont pas prises de têtes que dans le background musical, il restitue parfaitement l’ambiance magique et mystérieuse du bayou. Il sonne vrai, authentique et ce n’est pas si facile !

D’autant qu’il parvient à garder son style si particulier, avec de grands moments d’émotion (« Un jour les anges », avec des paroles superbes « Un jour les anges en auront marre / Qu'on reste sourds à leur mission /Alors avant qu'il soit trop tard /Les anges blessés s'envoleront /Au même signal d'une sentinelle / Dans un même battement d'aile /Un jour tous les anges rebelles /Rejoindront la vie éternelle ».

Dans le même registre « Chanson sous-sol » est assez mélancolique mais l’album est surtout rempli de moments plus légers, plus festifs comme « (On va) Déconner » en ouverture, qui démarre en fanfare ou encore « Annie, ma tite amie » qui raconte de manière très humoristique le départ d’Annie la petite amie avec des paroles à double sens comme les bluesmen (J’étais trop pressé surement / Toi tu voulais que je prenne mon temps /Plus un sousous, plus d’argent, /L’amour fait de nous des mendiants «

« 30 Years Outside », chanté en anglais, est presque dylanien dans la narration (Le Bob a enregistré lui aussi à New-Orleans, Oh Mercy, un de ses meilleurs albums), « Lafayette » a un côté festif qui fait tout de suite bouger les pieds et surtout qui sonnne parfaitement quand on connaît un peu cette ville.

Autre superbe réussite la version de « House in New-Orleans » traduite par « Maison soleil levant » dont les paroles sont (enfin) conformes à la version originale. Oubliez la prison de Jaunie Halliday, c’est d’un bordel qu’il est question dans la chanson ! Le violon cajun donne le rythme et les paroles anglaises et françaises sont parfaitement coordonnées avec le rythme musical

La pochette bleue est superbe et reflète bien le contenu de cet album complètement à part dans la discographie de l’artiste.

Une sacrée réussite qui ne sera vraisemblablement présenté en live, Charlelie ayant rejoint New- York où il vit…

Au moins il ne rencontrera pas d’alligator devant sa maison !

 

(On va) Déconner
Un jour les anges
Debout dans la boue
Annie, ma tite amie
Inspiritation
(I Love U) Baby Blue
30 Years Outside
Le danger (Sur la piste)
Les pionniers (Une autre danse)
Lafayette
Chanson sous-sol
Mardigra Shuffle
Maison soleil levant
Blues Forever

 

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