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Anders Osborne - Spacedust & Ocean Views

La première écoute de Spacedust & Ocean Views déconcerte et surprend.

Anders OSBORNE en live est plutôt explosif, il multiplie les rencontres, et est très curieux de nouveaux sons.

Ces deux dernières productions, le superbe Peace et l’excellent Freedon & Dream avec NORTH MISSISSIPPI ALL STARS avaient placé la barre très, très haute.

Il explique le concept de son disque.

«Ces douze chansons parlent de lieux qui me sont chers, des endroits, où je ressens quelque chose de profond, mais il y a aussi la présence de l'univers». " Je peux arranger les idées intellectuellement mais le sentiment de nostalgie reste. Le tout est un mystère, parfois triste, déconcertant, parfois très enchanteur, mais dans l'ensemble, je ne comprends pas ce que vous voulez désespérément. Voilà ce que cette musique est : essayer de comprendre tout cela.

Cet album est plus en demi-teinte, moins évident à la première écoute, il plonge dans l’univers personnel du musicien qui ne se livre pas si facilement qu’on pourrait l’imaginer.

Lui le suédois arrivé très jeune à New-Orleans est tombé amoureux de Big Easy, et la plupart des titres sont des références à la ville et à la Louisiane « Pontchartrain », « Lafayette” « Tchoupitoulas Street Parade ».

Pourtant « Wind » est une superbe balade apaisée, et semble évoqué la West –Coast, les autres titres sont assez mélancoliques, ce qui ne transparait pas quand on connaît le personnage qui respire la bonne humeur et la joie de vivre.

 

D’où l’importance d’accorder une écoute plus attentive aux morceaux. Anders, est un superbe song-writer, et il le confirme amplement ici. Un sens de la mélodie, une facilité déconcertante pour les arrangements, d’autant que la production de Mark Howard (Bob Dylan, Daniel Lanois, Iggy Pop) efficace et subtile renforce la force des compositions.

Certaines sont déjà connues et jouées en live “Life Don't Last That Long », « Lafayette » et il semble que plusieurs titres ont été enregistrés en même temps que ceux de Peace.

On retrouve d’ailleurs dans « Life Don't Last That Long” le rythme et l’ambiance du précédent opus.

Les musiciens habituels, Carl Dufrene, à la basse guitare, Scott Metzger à la guitare Brady Blade et Tony Leone aux drums sont au rendez-vous, avec quelques invités comme le maître percussionniste Johnny Vidacovich, le bassiste James Singleton, et Rickie Lee Jones sur le titre "From Space.

Dommage que quelques effluves de violon un peu inutiles viennent s’ajouter au pourtant superbe « Lafayette », la musique d’OSBORNE n’a nullement besoin de ces ajouts pour irradier.

Certes, il existe un décalage entre les prestations scéniques, parfois proches du déferlement électrique de Neil Young (dont il reprend « Down by the River ») et cet album plus doux, plus acoustique, plus introspectif mais c’est aussi ce qui en fait le charme.

A l’image de la pochette assez énigmatique (un petit garçon juché sur un zèbre sur une plage face à la mer), cet album se révèle peu à peu pour devenir incontournable et il se termine de façon inattendu avec « From Space » et Rickie Lee Jones.

 

Wind

Pontchartrain

Life Don't Last That Long

Lafayette

Cape Cod

All There Is To Know

Can You Still Hear Me

Move Back To Mississippi

Burning Up Slowly

Tchoupitoulas

Street Parade Big Talk

From Space

Tag(s) : #album

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