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ROCK & MOVIES

Musique, disques, cinéma....

ROCK & MOVIES

JohnCALE play VELVET Philharmonie 03/04/2016

JohnCALE play VELVET Philharmonie 03/04/2016

Retour à la Philharmonie de Paris, pour le concert de John Cal qui affiche complet

Beaucoup de monde sur scène et un va et vient impressionnant avec le Gallois fou au centre, des lumières sombres, et des light-shows inspirés de la Factory…

Il démarre, après avoir exhibé une banane, avec une version glaçante de "I m waiting for the "man" secondé par un quatuor de violons. On sent la pluie sur le trottoir de Lexington Avenue, le camé qui cherche le dealer avec ses 25$ en poche, comme une version musicale de Last Exit to Brooklyn d’Hubert Selby Jr.

Puis les Libertines entrent en scène pour une version un peu confuse d’ "European Son" suivi de "Lady Godivas Operation" avec Saul Williams, les yeux bandés (ben oui) assez moyen.

Mark Lanegan va casser la baraque avec un super "All tomorrows parties", puis John empoigne sur violon et c’est "Venus in Fur" grandiose. Les âmes mortes et les ombres des disparus planent dans cette ambiance lugubre.

Premier petit français Etienne Daho, dans un costume de marin, chante "I'll be your mirror", sa voix est quasi inaudible masquée par le son du groupe, Un peu loupé, une voix féminine serait mieux passée ;

Et Cale nous fait "The Gift", scandé comme un discours de candidat à la primaire, un peu long, mais connaissant Cale, on pouvait se douter qu’il jouerait ce morceau un peu chiant.

"There she goes again" ensuite avec Animal Collective dans une version électro qui ne restera pas, contrairement à"Sunday Morning" chanté par John Cale.

Retour des Libertines pour un "White Light White Heat" encore déjanté, un peu bancal, comme sur le disque. A noter que tous les titres ont été réorchestrés, que les musiciens sont nombreux sur scène, pourtant l’ensemble des morceaux sonne très Velvet, avec cet aspect, noir, morbide, souligné par les lumières sombres.

Comme on pouvait s’en douter Lou Doillon joue les Nico brune et chante « Femme Fatale ».

Elle a la bonne idée de ne pas chercher à imiter la voix claire de Nico mais nous en donne une version rauque et plutôt réussie.

Encore un superbe morceau avec Mark Lanegan, " Black Angel death song" et le violon qui crisse de John Cale.

"Run Run Run" avec les Libertines bien fait, suvi de "Heroin" avec Saul Williams. Pas facile de jouer cette chanson tant Lou Reed en a fait son hymne, mais l’interprétation est originale.

Et en final "Sister Ray" avec tout le monde sur scène, qui dure, dure, dure, avec le son qui monte, monte, monte à la limite de l’explosion sonore avant la fin qui survient comme une délivrance.

Dans ce genre d’évènement la succession des invités n’est pas évidente, mais John Cale ne perd pas son temps à les présenter.

Une mention à Mark Lanegan, impérial dans ses morceaux, les Libertines ont été parfois dans le rouge, Daho a montré ses limites vocales, Lou Doillon a su s’adapter à la situation et puis bien sûr John Cale, en chef d’orchestre, fidèle à lui-même qui démontre si besoin que Lou Reed n’était pas le seul créateur du Velvet.

 

On ne remercie pas la caméra au long bras télescopique qui est passée sans arrêt dans notre champ de vision.

 

 

JohnCALE play VELVET Philharmonie 03/04/2016
JohnCALE play VELVET Philharmonie 03/04/2016

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