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Eric CLAPTON-Slowhand at 70

Eric Clapton est né le 30 Mars 1945, et il a donc fêté cette année ses 70 printemps.

Et c’est lui qui offre le cadeau d’anniversaire à ses fans en donnant une série de concerts.

Pas n’importe où : deux à New York et sept à Londres dans le prestigieux Royal Albert Hall où il prend ses quartiers depuis un paquet d’années à la même époque.

En passant le prix des places est indécent, mais comme notre homme a décidé de ne plus faire de tournées mondiales, ses apparitions se font plus rares….et plus chères. La prochaine série de shows est prévue en avril 201 à Tokyo ce qui vous laisse le temps d’alimenter votre compte Ecureuil.

En préparant cette chronique, j’ai réécouté les shows des dernières tournées depuis une dizaine d’années. Et, si on fait exception de la tournée 2006 avec Derek Trucks en troisième guitariste, et les shows avec Steve Winwood, on ne peut que constater que God est un peu en roue libre. Les set-lists des concerts sont immuables, on reste dans des morceaux classiques « I Shot The Sheriff », « Cocaine », « Layla » « Wonderful Tonight » qui sont joués depuis les seventies.

La composition du groupe elle-même est (trop) habituelle avec Paul Carrack omniprésent, et la section rythmique (Nathan East basse Steve Gadd drums) très bonne techniquement mais qui ne pousse pas vraiment Clapton dans ses retranchements.

Toutefois Clapton n’est pas secondé par un deuxième guitariste (pourtant c’est Andy Fairweather Low et son groupe qui assurent la première partie) ce qui implique qu’il joue toutes les parties et tous les solos de guitares.

Aussi, ce show est beaucoup plus enthousiasmant que ceux de 2013 par exemple (le dernier auquel j’ai assisté était dans cette même salle) avec le retour dans la set-list de « Tears in Heaven » une de ses chansons plus émouvantes qui évoque le décès de son fils, « Can’t Find My Way Home » de Blind Faith avec son orgue et avec Nathan East au chant, ou le fabuleux « Let It Rain » de Derek & The Dominos,

Par contre, j’ai un peu de mal à comprendre cet engouement général, depuis quelques années, pour les cover de Joe Cocker (« You Are So Beautiful » « High Time We Went » surtout interprétés par Paul Carrack.

Certes le plombier de Sheffield nous a quittés, mais la force de Joe était dans son feeling, dans son interprétation, dans la manière qu’il donnait un souffle dans ses chansons, toutes choses absentes chez Paul Carrack.

Restons indulgents, ce live est quand même excellent, le mini-set acoustique est un bijou, et Clapton envoie du bois dans ses solos, et Chris Stainton est superbe dans ses interventions.

Ce concert est sorti sous de multiples formats, personnellement je trouve que le DVD n’est pas super bien filmé, mais l’avantage de la version Blue-Ray est dans la qualité du son et de l’image. Mais scéniquement il ne se passe pas grand-chose au niveau visuel sur scène.

Les puristes peuvent se procurer le coffret 2CD/2DVD. Le second DVD reprend des extraits de concerts anciens.

Finalement, comme la plupart des grands noms des seventies, Clapton continue de surfer sur son « fonds de commerce » en prenant peu de risques en concert, ce qui est vraiment frustrant quand on entend comment il manie sa guitare et quand on connaît le nombre d’excellents morceaux que contient son répertoire.

 

Somebody’s Knockin’ On My Door
Key To The Highway
Tell The Truth
Pretending
Hoochie Coochie Man
You Are So Beautiful
Can’t Find My Way Home
I Shot The
Sheriff

Driftin’ Blues
Nobody Knows You When You’re Down And Out
Tears In Heaven
Layla
Let It Rain
Wonderful Tonight
Crossroads

Cocaine

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