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ROCK & MOVIES

Musique, disques, cinéma....

ROCK & MOVIES

Neil YOUNG- Sleep With Angels

Neil YOUNG- Sleep With Angels

La caractéristique principale de Neil Young est de toujours surprendre. Comment imaginer que l’homme qui a écrit l’album Harvest est le même que celui qui est sur Sleep With Angels.

Les années, certes, ont passé, nous sommes en 1994, le grunge marche fort même si son principal porte-parole, Kurt Cobain, s’est suicidé quelques mois plus tôt en citant les paroles de « My My, Hey Hey » « It's better to burn out ».
Cela remue les tripes du Loner qui se voit décerné par la presse musicale le titre stupide de « parrain du grunge » certains groupe de cette mouvance revendiquant son héritage (c’est vrai qu’au niveau du look en tout cas il a toujours été grunge le Loner).
Alors il s’enferme plusieurs mois dans son studio, concocte cet album, son vingt-troisième.

Album sombre, très sombre, qui peut rappeler les durs moments de « Tonight's The Night ». Il semble que les circonstances du décès de Cobain ont fortement affecté Young.
Album réussi, un des meilleurs du Loner, déjà parce qu’il est impliqué, concerné, et il prend le temps de le construire, de le mettre en forme contrairement à d’autres qui sont complètement bâclés.
Un mélange acoustique et électrique, la musique des années 1990 a imprégné Neil et contrairement à beaucoup de ses contemporains, il cherche à la comprendre et à s’en inspirer.

On retient bien sur « Change Your Mind » œuvre centrale, presque quinze minutes, électriques et acoustiques entremêlés, intense, puissante et légère, le Yin et le Yan du chanteur qui déploie aussi tout son talent ; les éclairs de guitare électriques sont aussi brûlants que les larsen de Weld et les passages acoustiques d’une beauté intemporelle.

Les autres chansons acoustiques versent des notes de sang, les instruments pleurent, l’ensemble est sombre, lugubre, hanté par la tristesse, la mort, l’absence. Ne nous y trompons pas, Neil Young ne fait pas du grunge, il fait du Neil Young mais il est à l’écoute du monde, des nouveaux courants musicaux. Assez bizarrement, sa voix est moins nasillarde, plus douce, ce qui est paradoxal.

Au final, on tient un sacré bon disque avec des chansons inspirées, une sorte de concept album noir qui plonge l’auditeur dans les abîmes.
L’ambiance des chansons n’est jamais vraiment identique, pourtant il en ressort une unité d’ensemble fascinante. Le Crazy Horse, fidèle est là avec lui, mais le groupe s’estompe derrière son leader, en faisant presque de l’ensemble un album solo du Loner.

Sleep With Angels est certainement le dernier grand disque du chanteur, un de ceux où il a intégré dans les chansons et la musique, ses visions lugubres, ses cauchemars, son mal de vivre, son désespoir. L’album est touchant de sincérité, de véracité, il se met à nu se présente avec ses failles et ses douleurs, le tout magnifié en chansons.

La classe, la très grande classe.

 

     
 

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