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ROCK & MOVIES

Musique, disques, cinéma....

ROCK & MOVIES

Neil YOUNG Old Ways

Neil YOUNG Old Ways

En 1982, Neil Young quitte Reprise, sa maison de disques historique, et signe un contrat avec David Geffen, ancien manager de C.S.N.&Y. qui vient de lancer Geffen Records.

On lui promet une totale liberté artistique, mais Geffen refuse de sortir « Island In the Sun », le premier album proposé pour le nouveau contrat. Le genre de truc à ne pas faire au Loner !

Il sort alors, Trans un album électronique où il utilise un vocoder.

Fureur de Geffen, qui attendait un nouvel Harvest, et qui attente un procès en demandant « un album plus rock3.

Alors le Loner s’exécute et sort Everybody's Rockin' ….un opus de pur rockabilly où il pose sur la pochette en costume rose et coupe banane.

Les relations éxecrables avec la maison de disque ne s’arrangent pas quand, en 1984, Young propose Old Ways un album country enregistré après la naissance de sa fille Amber, avec les International Harvesters dans différents studios (House of David, Nashville, Tennessee en 1983, Pedernales Recording Studio Spicewood, Texas en 1984, en public à Austin City Limits, Austin, Texas, et au The Castle, Franklin, Tennessee en 1985.

L’album sera également, dans un premier temps refusé par Geffen, mais qui sortira néanmoins en 1985.

La même année, Neil organise la première édition du Farm Aid, un concert-évènement destiné à soutenir la cause des fermiers américains, et on peut imaginer que la musique proposée sur Old Ways est destinée à ce public, et donc pas uniquement pour provoquer Geffen.

Un Young entièrement country, le gars, quand il se lance dans un projet, ne fait pas dans la demi-mesure.

Un disque où jouent Rufus Thibodeaux, Waylon Jennings et Willie Nelson, des pointures incontestables de Nashville et des légendes de la country.

Mais au final, ce qui aurait pu devenir une œuvre attachante, (Dylan avait réussi parfaitement son disque dans la capitale de la country) est une succession de chansons sans âme, jouée par des musiciens qui semblent cachetonner, le Loner lui-même ne semblant pas concerner.

On peut extraire, en cherchant bien, "Misfists » une chanson un peu barrée qui décrit des astronautes en train de regarder un match de Mohamed Ali à la télévision et aussi « Bound for Glory » qui relate la rencontre entre une auto-stoppeuse et un routier père de deux enfants.

Les autres morceaux s’écoutent avec un ennui poli, voire en étouffant poliment un bâillement, chose rare dont l’œuvre de Neil Young qui est assez souvent déroutante et pleine de surprise. « Get Back to the Country”, “Old Ways”, “My Boy” ne sont pas mauvais, mais ils pourraient figurer sur n’importe quel autre album d’un artiste country et c’est bien là que se situe le problème.

De plus, les « outlaws » Rufus Thibodeaux, Waylon Jennings, Willie Nelson qui tout de même savent trousser des sacrés chansons, n’apportent pas ici une plus-value significative, ils semblent noyés dans le mixage, et leurs interventions sont peu mises en avant, ce qui est un comble, à l’exception du fiddle de Rufus dont le son tranche avec la monotonie ambiante.

Old Ways ne restera pas dans les mémoires, il est considéré comme un disque mineur de Neil Young, même si paradoxalement c’est le plus abouti et le plus cohérent de sa période Geffen

Heureusement l’aventure Geffen se terminera assez vite, avec encore quelques bonne daubes

Old Ways est maintenant oublié et ce n’est que justice

 

The Wayward Wind

Get Back to the Country

Are There Any More Real Cowboys?

Once an Angel

Misfits

California Sunset

Old Ways

My Boy

Bound for Glory

Where Is the Highway Tonight?

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