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Emmylou Harris-Rodney Crowell The Traveling Kind

Deux ans après la sortie d’Old Yellow Moon, album qui a récolté quelques Grammy, Emmylou et Rod remettent le couvert.

Enregistré au Sound Emporium et House of Blues à Nashville, l'album est comme le chapitre deux de la concrétisation d’une complicité musicale datant des seventies dans le Hot Band et de leur mariage à la même époque .

Mary Carr , Cory Chisel, Will Jennings et Larry Klein ont écrit  certains titres, mais on retrouve l’ambiance du précédent avec des qualités moindres et des défauts amplifiés.

Emmylou, malgré ses 68 ans a conservé sa voix merveilleuse, claire, le temps ne semble pas poser son empreinte et c’est vraiment très rare. C’est l’atout principal du CD cette beauté, ce côté cristallin, unique, magique.

Le principal atout de Rodney réside dans son talent de compositeur, le gars sait trousser des chansons, des refrains de trois/quatre minutes qui s’incrustent dans la tête dès la première écoute.

Mais, le problème est que ces onze chansons n’apportent rien de nouveau. Autant pendant des années Emmylou a magnifié la country autant elle semble maintenant être rentrée dans le rang ;

Certes « Bring It On Home To Memphis » est bon mais « You Can't Say We Didn't Try » semble avoir déjà été entendu des milliers de fois.

Et force est de reconnaître que Rodney Crowell n’est pas un excellent chanteur et qu’il fait un peu tache dans les duos. Et quand il chante en lead dans « The Weight Of The World”il est presque ennuyeux.

Si on ajoute un paquet de violons plus sirupeux que country, le constat est clair. Le « Nashville Sond » a bouffé l’originalité potentielle du duo.

Alors faut creuser, creuser, pour trouver les pépites. « Higher Moutains » avec son accompagnement sobre, et la voix d’Emmylou est magnifique, mais elle pourrait chanter les pires horreurs, en les transcendants.

Dommage qu’Emmylou se croit obligée de partager le lead vocal avec son compère.

Si on se souvient de sa précédente collaboration (à l’exception de celle avec Mark Knopfler très réussie également) on se souvient que Buddy Miller « remplissait » le rôle de Rodney Crowell, mais Emmylou conservait une place prépondérante dans le chant.

Il suffit de réécouter les albums  « Stumble into Grace Nobody's » et « Darling But Mine » pour mesurer la différence.

Certes, il est possible qu’Emmylou recherche un certain confort, un partage des responsabilités sur disque et en scène, mais quel dommage !

« The Traveling Kind »  intrinsèquement n’est pas mauvais, il risque même de cartonner comme le précédent, mais, déjà, ce n’est pas nécessairement une preuve de qualité et, ensuite, on est en droit d’attendre une prise de risque plutôt que « Le Danse De La Joie » qui clôture le disque avec ses paroles massacrées en français et qui fait remplissage.

 

 

 

 

 

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