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BLACKBERRY SMOKE - HOLDING ALL THE ROSES

BLACKBERRY SMOKE ne laisse pas refroidir ses fans. Après un excellent live (Leave A Scar) sorti en 2014, et quelques autres performances de concerts comme le Live In North Carolina ou encore un vinyle avec LYNYRD SKYNYRD, le gang est de retour dans les bacs avec Holding All the Roses, leur quatrième album studio.
La pochette est particulièrement réussie, avec un âne (ou une mule ?) déguisé avec un chapeau et des guirlandes et au verso quelques barbus statufiés qui agitent des fleurs pour le bourricot.

On a mis les petits plats dans les grands avec Brendan O’ Brien à la production l’homme qui a bossé avec AC/DC, AEROSMITH, PEARL JAM, Bruce SPRINGSTEEN et Neil YOUNG. Peut-être pas la meilleure idée à mon goût, le père Brendan ayant un peu massacré la musique de Springsteen.
Et sa production enlève incontestablement le côté roots du groupe, mais on peut se douter que ce choix a été dicté par l’envie d’obtenir une meilleure exposition musicale sur les ondes des radios américaines.

Mais la production, heureusement, ne gomme pas les qualités intrinsèques du groupe. Toujours de superbes mélodies, et des compositions soignées et abouties. On sent que l’osmose entre les musiciens est forte, et qu’ils sont parfaitement complémentaire.
Ainsi « No Way Back To Eden » superbe morceau acoustique qui précède « Fire In the Hole » qui déjà sonne comme un hymne puissant et couillu.
Outre moment acoustique superbe. “Randolph County Farewell”, le groupe est particulièrement brillant dans cet exercice !

Mais c’est un southern-rock band, un vrai, un des derniers, un des rares d’une nouvelle génération et la force de ces gars est de pondre encore et toujours des riffs qui accrochent l’auditeur. « Payback's a Bitch » fait partie de ces morceaux qui possède LE riff et LES chorus et c’est drôlement bon d’entendre cela, cela réconcilie avec le genre humain ! Mais « Rock and Roll Again » ou “Let Me Help You (Find the Door)” (qui a une petite touche Steve Miller Band, font le même effet.
En synthèse les mecs d’Atlanta balancent des morceaux comme le Lynyrd Skynyrd de la grande (et très, très lointaine) époque ou encore des Black Crowes quand les frangins Robinson ne se faisaient pas la tronche.

Il faut dépasser une première écoute, et s’habituer à la production d’O’Brien pour que ce CD révèle ses merveilles, ses subtilités, et on est vraiment impatient d’écouter les nouveaux morceaux en live quand on connaît la générosité et le feeling des musiciens.

En bonus, une superbe version de « Six Way to Sunday » (un titre qui figure sur The Whippoorwill) en version live acous
tique termine dans la beauté le CD.

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