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La biographie de Rod Barthet nous apprend qu’il est tombé très tôt dans le chaudron de la musique, en effet son premier concert à trois ans c’était …DEEP PURPLE.

Pas certain que ses souvenirs remontent aussi loin, mais ensuite, il a suivi le parcours classique de tout musicien qui se respecte, et après avoir massacré quelques cordes de guitare dans son garage, il est parti jouer dans les clubs de sa région natale, (le Doubs pays du comté et de l’absinthe) puis, ce qui est déjà plus rare, il a traversé l’Atlantique.

San Fransisco et des rencontres avec Tommy Castro, Harvey Mandel, Ron Thompson et John Lee Hooker (j’en aperçois qui se réveillent là !).

D’ailleurs il parle de San Fransisco et de son aventure, sur cet album, dans la chanson « La fête à San Fransisco ».

Mais commençons par le début.

Sa rencontre avec Boris Bergman est indéniablement un atout supplémentaire pour Rod, qui en cumule déjà pas mal. Un excellent jeu de guitare, une voix originale et bien posée, et des textes plutôt bien foutus.

Mais restons avec Boris, qui a écrit cinq chansons sur ce  CD (le quatrième« Les filles à l’écoute ») plus une version de « Gaby » chanté à l’origine par Alain Bashung. Sacrée version en passant, de loin la meilleure de toutes les cover de ce titre, Rod, rend hommage à l’Alsacien tout en posant sa patte, avec un tempo légèrement plus rapide, une sacrée réussite.

Les textes de Bergman « Marche Arriere » « Dimaggio, » « Les filles à l’écoute », « L’amour c’est pas », « Esthetique » sont, et ce n’est pas une surprise, excellents, on retrouve le style d’un grand auteur bien servi par l’interprétation et des guitares superbes. « Dimaggio, », « Les filles à l’écoute «  s’incrustent dans la tête/

Mais, Rod Barthet sait écrire, lui aussi, de belles choses, j’ai déjà mentionné « La fête à San Fransisco ». la chanson qui raconte ses aventures sur la West Coast, pour moi la meilleure de l’album, mais aussi « Pour nos Enfants » chanson intimiste et sensible qui contraste avec « Esthetique » qui déménage

 

Seule chanson en anglais, « I’m A Lucky Man s’intègre parfaitement à l’ensemble, l’album se termine par un instrumental « Marius » bourré de feeling et de jolies guitares.

Le groupe réunit pour l’enregistrement qui s’est déroulé à San Fransisco, est excellent avec le guitariste Joe Gore (Tracy Chapmann, Tom Waits, PJ Harvey), le batteur Michaël Urbano (Smashmouth, John Hiatt), le bassiste Kevin T.White (Billy Preston, Bo Diddley) et le pianiste Fred Maggi (Jane Birkin)

Excellent album, qui démontre qu’il est possible de chanter de bons textes avec un background musical bluesy de haut-niveau.

 

Rod Barthet (chant, guitare)

Joe Gore (guitare

Michaël Urbano (batterie)

Kevin T.White (basse)

Fred Maggi (piano)

Pour nos enfants

Marche arrière

Dimaggio

Les filles à l’écoute

Gaby Oh Gaby

L’amour c’est pas

Esthetique

Bienvenue sur terre

La fête à San Fransisco

I’m a Lucky Man

Marius

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