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La sortie d’Endless River, qui sera, selon GIlmour, le dernier album de PINK FLOYD constitue un évènement qui dépasse le strict monde des fans de musique. La télévision, les journaux, les radios en parlent, et le disque a déjà battu le record des téléchargements officiels dès le jour de sa sortie.

Autant dire, qu’un avis de plus (en l’occurrence le mien) ne changera pas la face du monde, ni la carrière de ce disque. Déjà beaucoup avant la première écoute sont pétris de certitudes, ceux qui considèrent que le Floyd est mort depuis le départ de Barrett, ceux qui adhèrent « au génie visionnaire » de Waters, ceux qui adorent les shows démesurés, ceux qui trouvent que c’est de la soupe commerciale ou de la mauvaise musique pour ascenseur.

Alors pour me situer, Aton Heart Mother est le premier 33 tours que j’ai acheté, j’ai vu le groupe en live tout au long de sa carrière à l’exception du show The Wall, tiré de l’album que je trouve boursouflé et grandiloquent, mais mon meilleur souvenir en concert, est celui de David Gilmour au Grand Rex pour sa tournée The Island. Cela ne veut pas dire que mon opinion est meilleure qu’une autre, mais cela permet de situer le propos.

L’album est issu des sessions de The Divison Bell et comprend dix-huit morceaux, qui en réalité se décomposent en quatre mouvements. Dès les premières notes on reconnaît le son de guitare de Gilmour et les nappes sonores de Rick Wright à qui le disque rend hommage. Alors ce n’est pas un chef d’oeuvre, mais vu sa conception c’est plutôt réussi, on y trouve des réminiscences d’Ummagumma, Wish You Were Here, et du morceau phare de GIlmour, « Shine On You Crazy Diamonds ». on a connu pire références.

Disque de climat, assez représentatif de la période post-Waters avec un bémol, la faiblesse du jeu de batterie de Nick Mason, qui certes n’a jamais été un monstre de technique mais qui ne fait vraiment,ici, que le minimum syndical. Mais la force de ce disque, comme d’ailleurs du groupe, est que la musique s’incruste dans notre imaginaire et qu’au moment de choisir un CD à écouter le choix se porte très vite sur lui.

Un mot de la pochette qui peut évoquer un passage (celui de la vie à la mort avec la barque qui mène dans l’au-delà) et puis des bonus qui n’apportent rien, à la qualité de ce dernier disque qui ne dépare pas bien au contraire l’ensemble d’une œuvre superbe.

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