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ROCK & MOVIES

Musique, disques, cinéma....

ROCK & MOVIES

Eric BIBB Blues People

Sur le papier l’idée de rendre hommage au Dr Martin Luther King et à son fameux discours We have a dream est excellente d’autant qu’Eric Bibb y a songé à Memphis (la ville où le Docteur King a été assassiné).

Bibb est tombé tout petit dans la musique avec un père musicien qui amène dans sa maison de New-York, Bob Dylan, Odetta, Pete Seeger.

Pourtant c’est avec le blues qu’il fera carrière et ce CD doit être son trente sixième.

Le guitariste est plus à l’aise en studio que sur scène, ses concerts devenant assez ennuyeux au bout de quelques morceaux.

Du beau monde pour ce disque, (The Blind Boys Of Alabama, Taj Mahal, J.J. Milteau, Popa Chubby, Ruthie Foster, Harrison Kennedy, Leyla McCalla et Guy Davis) pourtant assez dépouillé.

 

Et la déclaration d’intention est forte.

"Mon intention avec ces chansons est de me concentrer sur une partie de l'histoire des Afro-Américains, de bluesmen originaux, comme un rappel de ce que nous avons vécu et d’où la musique vient.

Dr Martin Luther King, Jr. est un de mes plus grands héros. Le mouvement des droits civiques  est évoqué dans plusieurs chansons sur cet album. J’espère que ces chansons nous rappelleront que le rêve de Martin Luther King est encore un travail en cours.Nous ne ommes toujours pas à la maison. Que la nouvelle année nous rapproche de ce rêve ".

Mais les bonnes intentions ne suffisent pas pour réaliser un bon disque !

Déjà inviter Popa Chubby, pour enregistrer un album intimiste est une faute de goût même si le Popa se fait quand même discret, sur « Silver Spoonle » il se croit obligé de sortir un solo électrique dans un morceau acoustique. Ensuite les titres se succèdent, mais c’est (un peu comme la musique d’Eric Bibb dans son ensemble) trop propre, trop léché, le propos est intéressant, c’est très bien interprété, mais on a envie de passer au morceau suivant. Et puis, encore un marronnier mais à la longue The Blind Boys Of Alabama, c’est un peu fatiguant. Quasiment pas un disque de blues ne se fait sans un morceau avec ces gars. Ici on en a deux « I Heard The Angels Singin' » avec  Jean-Jacques Milteau à l’harmonica et « Needed Time » avec Ruthie Foster et Taj Mahal (lui aussi est omniprésent en ce moment).

Le tout est très bien produit par Glen Scott et sort chez l’excellent label français de blues Dixiefrog.

Ce disque n’est pas mauvais, il part d’une très bonne idée, mais après écoute, on ne garde le souvenir d’une mélodie, d’un refrain, d’un texte, il coule tranquillement et s’oublie très vite.

 

Dommage.

 

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