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Après, la séparation de STOCKS, le groupe mythique des années 1980, une assez longue période de silence et des tournées avec un groupe de cover, Christophe Marquilly revient en 2009 avec un album solo.

Le rock puissant de STOCKS s’est quelque estompé, et Christophe nous fait voyager dans un univers plus personnel.
Ainsi « Rêve d’Irlande » aborde les sonorités de la musique celtique, un peu comme si Rory Gallagher, au-delà de son blues avait emmené notre homme dans les landes vertes du Connemera pour rencontrer Loreena MacKennit. « A l’Ouest », qui parle de mer, de voyage, de départ de bateaux, trempe également dans cette ambiance, avec des parties acoustiques superbes.

Et ce CD, mélange rock, blues et variété (ce mot n’est pas péjoratif quand c’est Monsieur Marquilly qui est à l’écriture et aux guitares, au contraire il en retrouve tout son sens premier). Certes les années sont passées, avec des expériences douloureuses, comment comprendre que le succès ne soit pas venu quand on écoute les albums de STOCKS ? Amertume, colère, et surtout lucidité, sont les sentiments qui traversent les chansons, toutes superbement écrites, ce qui est assez exceptionnel dans ce registre. Mais ces sentiments un peu négatifs sont ici transcendés par la qualité des textes et de la musique et le constat fait par Christophe même, amer est très réaliste.
Et les guitares, moins acérées diront certains mais toujours merveilleuses, qui accompagnent la narration dans « Pour que tu reviennes », revêtent des accents bluesy (« Ne Me Retiens Pas », « Message »), ou rock « Je Refuse ». Et les superbes chorus de « Message » porté aussi par de belles paroles.
« Je Refuse » est un peu le manifeste rock du CD, une profession de foi, où il revendique sa liberté, de vivre comme il l’entend, de créer, refus d’être formaté, vendu comme un objet marketing, le prix à payer pour la gloire éphémère semble trop lourd pour l’auteur et on peut que souscrire à ses propos.
Chanson d’amour, aussi, « Juste Une Dernière Fois », là encore sensibilité des mots et beauté des guitares sont au rendez-vous.

Louis Bertignac rend souvent hommage au jeu de guitare de Christophe auprès de qui il s’est beaucoup inspiré, mais c’est plus à Paul Personne, semble-t-il que cet album fait référence, la qualité des textes (un des points faibles de Paulo) en plus.

Égoïstement, il m’arrive de penser que c’est mieux pour moi que Christophe Marquilly ne caracole pas dans le hit-parade. L’impression d’écouter une parole rare et précieuse, des guitares magnifiques, je ne suis pas vraiment sûr d’avoir envie de partager ces moments avec trop de monde.
Mais écoutez quand même « Rien n’est joué » vous serez conquis !

 

 

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