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ROCK & MOVIES

Musique, disques, cinéma....

ROCK & MOVIES

Bernard LAVILLIERS Acoustique

Notre Nanard national s’est mis à l’acoustique !

Enfin pas que la guitare, on entend quand même quelques autres instruments (piano, batterie, contrebasse).

Quatorze chansons, quatre duos, enregistrés au studio Ferber, comme un retour aux sources, c’est  là où il avait mis en boîte Le Stéphanois en 1974.

Pour le choix des titres, il a tapé sans complexe, dans les plus connus, ce qui est un peu dommage, d’autant que certaines (« Betty »)  étaient déjà interprétées ainsi en live.

On commence par les duos. Le plus réussi est celui avec Catherine Ringer, qui fait sans peine, oublier Nicoletta sur le très beau « Idées Noires ».

Mais le slammeur Faada Freddy ne parvient pas à éclipser le superbe Jimmy Cliff dans « Melody Tempo Harmony », Jean-Louis Aubert est quasiment inexistant sur « On the Road Again » pourtant un des grands titres du Stéphanois, sa voix ne s’accordant pas vraiment à celle de Nanard.

Oxmo Puccino n’apporte pas grand-chose à la version des « Barbares » dont les paroles sont pourtant taillées pour le rap.

Mais, et c’est la grande qualité de Lavilliers, ses textes ont une force, une constance qui traversent les années. « Saint- Etienne » pourtant une de ses premières chansons semble avoir été écrite hier, et le nouvel arrangement y donne encore plus de force.

« Petit » prend toute sa force également. La voix de Bernard puissante et émouvante emporte le tout. « Les mains d’or », chanson dédiée à l’origine, pour son père, casse aussi la baraque, mais avec un tel texte il pourrait la chanter sans accompagnent, elle serait toujours aussi forte.

Lavilliers a toujours superbement chanté la vie des ouvriers, leur fierté, la beauté noire mais puissante des usines, l’acier en fusion, la transformation, le domptage du métal par l’homme et la bonne idée est d’avoir plongé dans les premiers albums pour en extraire « St Etienne », « French Vallée » et « Les Barbares

Plus habituel, « Noir et Blanc », on retrouve le Lavilliers voyageur-baroudeur tiers-mondiste, avec des référence musicales fortes (Fela), mais surtout littéraires (Garcia-Marquez pour Cent ans de solitude, Malcolm Lowry pour Au dessous du volcan) et politique (Mandela).

« La Grande Marée » encore un sacré texte, atmosphère à la George Orwell dans le cauchemardesque 1984, et la voix de Lavilliers devient triste, fataliste, pour décrire un monde désenchanté, et la chute, terrible « Nous ne faisons plus jamais l´amour, sauf de temps en temps/Avec les gardiens qui nous surveillent/Le mien est frigide »

Je ne suis pas un grand fan de « Betty » trop jouée, je lui préfère « French Vallée » ou « Traffic » même si le tempo est toujours aussi frénétique que sur l’original mais c’est la chanson qui est ainsi.

“Manila Hotel” assez réussi, même si le texte souffre de la comparaison avec les autres, mais « Attention Fragile » rattrape bien le coup.

Finalement Lavilliers s’en sort mieux seul qu’en duos…mais c’est la mode !

 

St Etienne

Petit

Les mains d’or

Idées noires

Noir et blanc

La grande marée

Les barbares

French vallée

Traffic

Betty

On the road again

Manila Hotel

Attention fragile

Melody Tempo Harmony

 

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