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Un an quasiment jour pour jour après la disparition de JJ Cale, sort cet hommage orchestré par Eric Clapton.

God sait, mieux que tout autre ce qu’il doit à la musique de l’ermite de l’Oklahoma, et ses versions de « Cocaïne » ou « After Midnight » lui ont permis de conquérir un large public, et également de permettre à JJ de se la couler peinard dans son hamac avec les royalties.

Rappelons également l’album The Road to Escondido sorti en 2006 qui réunissait les deux guitaristes, Clapton se tenant en retrait.

Clapton sait y faire en matière d’hommage, il suffit de se souvenir du concert organisé au Royal Albert Hall après la mort de George Harrison.

Et dès le premier morceau on croit entendre… JJ Cale, pourtant c’est Clapton qui officie au chant et à la guitare et cette impression va perdurer tout au long du disque, ce qui est assez bizarre (frustrant ?).

Des guitaristes prestigieux jouent sur les morceaux, et en général Tom Petty, John Mayer, Mark Knopfler , ou Derek Trucks se reconnaissent aux premières notes tant tous ont un style, un toucher, un son particulier.

Mais tous se fondent dans le moule claptonien d’hommage révérencieux à JJ . Rien à dire c’est du grand art, avec une production particulièrement soignée, mais finalement on écoute quasiment un best of de JJ Cale, tant il est quasiment impossible de reconnaître Derek Trucks dans « Starbound » où il accompagne Willie Nelson ou dans « Crying Eyes » avec Christine Lakeland (Madame Cale à la ville et qui est présente sur les albums de notre homme).

Clapton n’a pas choisi les hits, évitant ses cover, ne s’autorisant que « Call Me the Breeze » qui fait encore les beaux jours de Lynyrd Skynyrd en live et « Magnolia », par contre « Someday » avec Mark Knopfler est très rare et les autres morceaux ne sont appréciés que par les fans de JJ

Alors, si la question est cet album rend-il hommage à JJ Cale, la réponse est oui sans aucun doute, le souci quasi maniaque de Clapton de reproduire le son, les notes et l’atmosphère de la musique de son pote est présent tout au long des seize plages.

Par contre, on aurait pu espérer, vu le nombre de musiciens, (outre eux déjà cités, on note les participations d'Albert Lee, Reggie YoungDavid LindleyDon PrestonDoyle Bramhall II, Greg Leisz, Nathan East, Jim Keltner et Jamie Oldaker) des interprétations plus personnelles ou pourquoi pas, un autre disque avec une lecture autre de la musique… comme d’ailleurs Clapton le fait régulièrement avec Cocaïne.

Les admirateurs de JJ Cale ne seront pas déçus, ils retrouveront ce qui fait la substance, l’originalité du musicien, les autres auront une occasion de creuser dans sa riche discographie.

Mais finalement quitte à écouter du JJ Cale, pourquoi ne pas écouter les originaux plutôt que

des reprises, certes parfaites mais qui n’apportent pas grand-chose de nouveau au génie du bonhomme ?

Il n’empêche que par ses temps de forte chaleur, ce disque est idéal quand on somnole doucement dans sa chaise-longue à l’ombre avec une douce boisson glacée…

 

 

 

 

 

 

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