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ROCK & MOVIES

Musique, disques, cinéma....

ROCK & MOVIES

CSNY 1974 Crosby, Stills, Nash & Young

 

Il est des concerts qui deviennent des marqueurs, qui entrent dans la grande légende du rock et quel que soit leur qualité musicale, l’évènement devenant le moteur de lui-même, dépassant le strict cadre musical pour devenir un fait de société.

Ainsi le grand évènement de 1974 fut, sans contestation, la reformation de Crosby, Stills, Nash & Young et l’annonce d’une gigantesque tournée pour une trentaine de dates dans les stades aux USA, Canada et à Wembley, seule  apparition européenne du quatuor.

Un million de spectateurs se seront déplacés pour les Fab Four US cette année là !

Les fans connaissent déjà ces shows quasiment tous sortis en bootleg audio et vidéo, mais c’est la première fois qu’ils sont documentés en officiel grâce à la ténacité de Graham Nash.

Le triple CD comporte des extraits de dix shows (Landover 19/21-08,Chicago 27/29-8, Londres 14-09, Uniondale 14/15-08, et San Fransisco 14/12) et quarante titres sont proposés, qui restituent la totalité d’un concert qui durait quand même trois heures trente !

Plus un DVD et un luxueux livret avec des photos et les commentaires des musiciens accompagnent le tout, un bel objet donc !

Des mauvaises langues avancent souvent que le groupe se perdait dans ses fameuses harmonies et en écoutant "Love The One You’re With" on ne peut qu’approuver ! Mais très vite cette impression s’estompe avec une somptueuse version de "Wooden Ships".

Bien sûr tout au long des titres on retrouve les caractéristiques particulières des musiciens, les jolies chansons de Nash, celles plus engagées de Crosby, la furia électrique de Stills et la singularité du Loner.

Stills est particulièrement efficace sur. "Word Game" quasi guitar heroe pour “Black Queen” ou subtil pour « Johnny's Garden ».

Et puis Mister Young ! Qui balance des inédits « Hawaiian Sunrise » « Love Art Blues » ou une « Long may you run «  morceaux qui devaient figurer sur Homegrown, album qui ne sortira jamais, « remplacé » par Tonight’s Tonight et sa plongée aux enfers.

Et puis les perles moins connues “Don't be denied”, “On the beach”, “Revolution Blues” ou le très rare “Pushed it over the end” (qui devait figurer sur Human Higway du quator resté lui aussi dans les archives) avec des échanges de solos somptueux avec Stills.

Bien sûr, aussi, les grands titres du quatuor, "Suite: Judy Blue Eyes",“Déjà Vu” et en final une version tonitruante de Ohio chant de guerre contre la violence de l’administration Nixon  qui au même moment (09/08/1974) démissionne suite à l’affaire du Watergate. D’ailleurs le groupe marque le coup avec « Good Bye Dick » chanté par le Loner seul au banjo.

Ce coffret somptueux est plus qu’un témoignage, c’est la preuve qu’en live le groupe était extraordinaire, mais c’est aussi une sorte de chant de cygne, jamais ensuite, la formation, minée par les querelles d’égo, les problèmes de drogue, et les carrières solos, ne retrouvera un tel niveau musical.

Pour une fois, tous semblaient être concernés par la musique, tous avaient envie de jouer ensemble et surtout les uns pour les autres sans trop tirer la couverture.

Certes, dans ce long concert, des passages solos sont ménagés pour chacun, et là encore Neil se taille la part du lion (il devait être assez chiant sur le sujet…) mais qu’importe finalement au vu du résultat, assez magique, et morceaux de Nash et Crosby ne déparent pas, bien au contraire, face aux compositions des deux monstres musicaux que sont Stills et Young.

Par sa durée, par sa musicalité, CSN&Y 74 peut suppléer à votre vieux et usé 4 Way Street.
 

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