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ROCK & MOVIES

Musique, disques, cinéma....

ROCK & MOVIES

Neil YOUNG A Letter Home

Il est quand même vraiment bizarre le Loner. Depuis des années il nous prend le chou avec son nouveau format Pono, qui doit permettre de retrouver un son pur pas comme le MP3 etc, etc et lui sera le leader de la cette révolution, de ce retour au son non compressé…et son format est enfin disponible depuis le début de l’année, ce qui n’ a pas vraiment déclenché un raz-de-marée.

Et là maintenant, il sort A Letter Home, en vinyle, produit par Jack White, enregistré en  décembre 2013, chez Thridman Record à Nashville où il a retrouvé une cabine de 1947 appelée Voice-o- Graph.

Comme je n’utilise plus de platine vinyle depuis longtemps, j’ai récupéré la chose en FLAC.

C’est sûr que cela sonne ancien, je me demande même si le père Neil n’a pas ajouté volontairement les craquements, ces trucs qui pour moi, parasitent le son beaucoup plus que certaines compressions.

Donc un très mauvais confort d’écoute, pour ces douzes reprises, le genre de truc qu’un artiste sort quand il est à court d’inspiration. Alors certes, le Loner a toujours une production dense, mais  depuis combien de temps date son dernier bon album, digne de son talent ?.

On démarre par un monologue, une lettre écrite à sa mère, mais c’est quasiment inaudible.

Les reprises de « Changes » de Phil Ochs et surtout de « Girl from the North Country « de Dylan ne présentent aucun intérêt, par contre on retrouve le grand Young sur « Needle of Death » de Bert Jansch. Quand il s’en donne la peine, le Loner est encore capable de vous filer le grand frisson. Feu de paille, hélas, « Early Morning Rain” est sans intérêt, on retient surtout de Crazy (Willie Nelson) la partie  sifflée, on apprend à se contenter de peu. Reason to Believe (Tim Hardin) est assez réussie, en tout cas émerge du lot, par contre l’autre morceau de Willie Nelson morfle sérieusement au niveau du son, surtout l’harmonica, quelqu’un peut-il rappeler à notre homme qu’il peut garder les chutes de studio pour ses archives ?

 

Avec “If You Could Read My Mind “(Gordon Lightfoot), on retrouve enfin une certaine musicalité, et la chanson est assez  réussie, Neil est dans son registre (sans harmonica ouf !) et là encore il transmet une belle émotion, comme quoi tout n’est pas perdu, et que malgré les idées loufoques, il parvient à donner de la beauté sauf que la dernière partie est bourrée de craquements.

« Since I Met You Baby (Ivory Joe Hunter)” n’est pas inoubliable, mais après il massacre complètement « My Hometown” , à se demander si Bruce ne lui a pas vendu un truc qui n’a pas cuit. On touche le fond avec cette version qui semble être jouée dans les toilettes après une fiesta arrosée.

On est très heureux d’arriver à la dernière chanson, avec des oreilles encore en état de marche, le “I Wonder If I Care as Much « (Don Everly) qui ne restera pas non plus dans les annales.

Deux morceaux et demi réussis, cela fait cher le kilo de vinyle et le craquement d’origine, d’autant qu’il nous a concocté une version « luxe «  à 138$.

Disons les choses clairement, Neil Young se fout de la gueule du monde en proposant ce genre de produit.

A fuir, histoire de ne pas être son complice en achetant cette daube !

 

 

 

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