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Le Boss est sans pitié pour le compte en banque de ses fans. On connaissait les prix exorbitants des concerts dans les stades, où à moins d’arriver la veille pour obtenir un sésame pour le pit, le spectateur suit le show sur les écrans géants avec un son approximatif, les albums bâclés depuis The Rising, les mégas tournées lucratives, les bonus sur les CD mais seulement dans certains pays. Mais comme il faut bien assurer un train de vie et la carrière de cavalière de fifille, gentils spectateurs et auditeurs, si vous souhaitez bénéficier d’un concert de la nouvelle tournée il vous faudra débourser dans les 30€ (en plus ils proposent du MP3 !).

Et on parle bien du gars qui dans les années 80 donnait une partie de sa recette à des gens dans le besoin.

N’écoutant néanmoins que ma curiosité, je me suis procuré le concert d’ouverture en Afrique du Sud à Cape Town du 26 Janvier 2014 (en Flac faut pas pousser non plus !), premier de la tournée et première apparition dans ce pays.

On regardant la set list, on s’aperçoit qu’on ne rigole toujours pas sur la durée, plus de trois heures, vingt-sept morceaux, un vrai best of puisque si on fait une analyse par album, on s’aperçoit qu’il puise dans treize opus différents, plus deux cover.

Pareil sur scène, Tom Morello est présent, donc quatre guitaristes. C’est un des reproches que je ferais,cette inflation  de monde sur la scène, on comprend que le groupe soit obligé de jouer dans les stades !

Comme on pouvait le prévoir, il démarre par « Nelson Mandela » très réussi, avec les chœurs, très joli version, puis « Badlands » un incontournable et ….je vais me faire lyncher, mais c’est lourd, pachydermique, certes c’est bien exécuté, mais c’est bien là où se situe le problème, il manque cette folie quand l’ESB était un gang de petits mecs sortant du New Jersey et qui, chaque soir, jouait sa vie sur scène. Je sais, il faut évoluer, Clarence n’est plus là, et malgré les chorus du neveu, il manque ce son brûlant l’asphalte des rues chaudes de New York.

Pendant que nous sommes dans les médisances, je n’aime pas “Death To My Hometown”, c’est le genre de chanson molle du genou et qui reflète bien le surnombre de musiciens en scène.

“Out In The Street” est sans surprise et a du mal à se terminer, par contre il faut admettre que High Hopes, un des nouveaux morceaux est plutôt réussi. Springsteen s’éloigne de l’ESB original, et propose une musique différente et réussie. « Spirit In The Night”, “Hungry Heart”
et “The River” suivent, le Boss fait le job, même remarque que pour les autres titres anciens, manque d’efficacité, d’urgence comme l’interminable introduction de « Spirit In The Night” dans le genre gospel, presque cinq minutes !

Et écoutez comme c’est mignon le début de « Hungry Heart » avec le public qui chante. Idem pour « The River” mais cette dernière est tellement superbe qu’on pardonnera beaucoup même les cœurs gospel !
Deuxième et dernier titre du nouveau CD « Heaven’s Wall » un des meilleurs morceaux qui se défend bien en live. Suit une version moyenne d’ »Atlantic City » 

« Johnny 99 »  que du bonheur, là çà déménage avec le Professor sur son piano ! Un grand moment du concert, tout le monde semble se libérer !

Dommage que s’intercale “Pay Me My Money Down” issu des Seegers Sessions, car ensuite on imagine qu’ » American Skin” parle parfaitement au public ! Roy, toujours superbe pour l’intro de « Because The Night », mais la partie de sax nous fait regretter Clarence et le solo de Neils est sans surprise. Et toujours le final qui n’en finit pas de finir….. »Darlington County » c’est du bon, du très bon, on retrouve par instants cette magie des temps anciens, le final avec le sax est superbe mais toujours cette volonté d’étirer les morceaux (plus de sept minutes) on comprend que le show dure plus de trois heures !

“Shackled And Drawn” avec les sons irlandais se pointe comme un cheveu sur la soupe, suivi par des chansons de The Rising, « Waiting On A Sunny Day » avec une belle intro à la guitare acoustique et « The Rising », qui sont devenues des classiques au fil du temps.

Et on arrive à la version full band de « The Ghost Of Tom Joad”, l’intro au violon est dispensable, Springsteen semble vraiment concerné par les malheurs de Tom, mais toujours le violon qui est vraiment gonflant, heureusement les guitares se mettent de la partie là encore on préfèrerait une version raccourcie mais plus punchy. Après les sept minutes réglementaires, déboule  « Land Of Hope And Dreams », je n’aime pas trop cette chanson, et si tout le monde est encore là « We Are Alive » débute bien, mais, qui très vite, est noyée dans l’orchestration. Pour se faire pardonner, la séquence “hits” avec “Born In The USA” un peu pachydermique, Max cogne toujours aussi fort, “Born To Run” qui déboule un peu poussivement, et  “Dancing In The Dark”.

Rien de nouveau sous le soleil africain, “Tenth Avenue Freeze-Out” est bon mais « Shout » en final manque de consistance. Et petite madeleine de Proust, une version acoustique avec le piano de »Thunder Road » pour terminer, là c’est la classe.

Le marathon est fini, d’excellentes choses, mais c’est Bruce quand même, mais des morceaux qui gagneraient en concision, un show plus ramassé et je me répète, moins de musiciens sur scène !

 

Nelson Mandela
Badlands
Death To My Hometown
Out In The Street
High Hopes
Spirit In The Night
Hungry Heart
The River
Heaven’s Wall
Atlantic City

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Johnny 99
Bruce Talk
Pay Me My Money Down
American Skin
Because The Night
Darlington County
Shackled And Drawn
Waiting On A Sunny Day
The Rising
The Ghost Of Tom Joad
Land Of Hope And Dreams
##

Bruce Talk 2
We Are Alive
Born In The USA
Born To Run
Dancing In The Dark
Tenth Avenue Freeze-Out
Shout
Thunder Road

 

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