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Sortie évènement avec ce coffret de 4CD et 1DVD qui reprend l’intégralité des shows mythiques de la fin d’année 1971 à l’Academy of Music de New-York.
Comme souvent avec ce genre de méga coffret, des enregistrements existent déjà tant en officiel (Rock Of the Ages pour les deux premiers shows) qu’en bootleg, mais là Monsieur Capitol a sorti la grosse artillerie, avec un livret de 48 pages, une reproduction de l’affiche originale, un écrit de Robbie Robertson. On remarquera d’ailleurs que les coffrets du groupe sont toujours somptueux et très bien documentés.
En plus, l’ordre des titres et la chronologie des concerts sont respectés, mais on peut quand même regretter le mixage de Bob Clearmountain, qui cherche à « rajeunir » le son du groupe à tout prix.

L’année 1971 nous fait découvrir le groupe au sommet de son art, avec la sortie de Cahoots leur quatrième album boosté par les superbes arrangements d’Allen Toussaint sur ‘Life Is a Carnival’ mais déjà en peu en retrait des trois premiers dont le fameux Music for the Big Pink.
Les concerts des premières années sont somptueux, les musiciens s'échangent leurs instruments, Levon Helm, Rick Danko et Richard Manuel se partagent le lead vocal chacun dans un style spécifique, ce qui amène des climats différents dans les chansons.
Les grandes chansons du groupe sont déjà écrites et sont en bonne place dans les set-lists, le superbe ‘The Shape I’m In’, le fameux ‘This Wheel’s on Fire’, ‘The Weight’ leur signature musicale, et les morceaux de Dylan, l’immense ‘When I Paint My Masterpiece’ un des plus beaux textes du Zim, ‘I Shall Be Released’…
The Band est, paradoxalement, car les musiciens sont canadiens, un des groupes qui a le mieux intégré l’ensemble des musiques américaines, l’ «americana» comme on le classe maintenant, mais la musique est sublimée par le talent de l’interprétation, et ‘This Wheel’s on Fire’ donne la chair de poule.
C’est de la beauté à l’état pure, une musicalité exceptionnelle, avec des arrangements subtils, la musique coule toute seule, simple à l’écoute mais particulièrement sophistiquée dans sa conception.
Bien sur l’intérêt historique des concerts est rehaussé par Dylan, qui à l’époque était en quasi retraite, refusant d’enregistrer et de se produite en public, aussi sa présence à la fin des shows a largement contribué à la légende.

Il est évident que The Band a toujours été le groupe avec lequel Dylan se sentait le mieux, pouvant partir dans des improvisations, ou comme ici, s’incruster dans le show, en étant sur que le groupe suivrait, les versions de ‘Like a Rolling Stone’ en sont la preuve évidente.
Ces enregistrements sont précieux car, enfin, ils montrent le groupe dans sa meilleure période, dans un environnement idéal, rehaussé par la présence du Zim, même si, finalement ce n’est qu’anecdotique, tant le groupe se suffit à lui-même.
Idéal pour entrer dans l’univers merveilleux de The Band.

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