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Soirée d’ouverture du festival Blues sur Seine au Théâtre de Poissy le vendredi huit novembre avec en première partie Beauty and The Beast un duo qui a obtenu le Prix Révélation 2012 du tremplin du festival.

Composé d’une jeune et  blonde et d’un musicien plus âgé, le show lorgne vers le cabaret et je me suis pas mal ennuyé, c’est mignon, mais l’humour est téléphoné, j’ai un peu de mal à comprendre comment un tel spectacle peut être qualifié de blues.

En plus, la version de Higway to Hell à la mandoline et à la contrebasse peut amener l’Australie à nous déclarer la guerre.

Petit débriefing sur les Campbell Brothers. Dans les années 1930, quelques églises pentecôtistes ont intégré la steel guitar dans leurs orchestresen leur donnant le nom de sacred steel.

Cette tradition s’est perpétuée au point que pendant plusieurs années le groupe ne pouvait pas se produire en dehors d’un contexte religieux.

Heureusement cette situation a évolué et le groupe, qui a obtenu le soutien d’un autre grand de la steel, Robert Randolph,  peut maintenant se produire sur scène (seule date européenne ce soir).

Alors, les frères Campbell sont physiquement des costauds, Chuck à la pedal steel, Darick à la lap steel, Carlton à la batterie, Phil le boss à la guitare, avec Daric Bennett à la basse et Tiffany Godette au chant.

Très rare d’entendre le sons d’une lap steel et d’une steel dans un même groupe d’autant que ces instruments sont souvent associés dans l’imaginaire à la musique country des blancs.

Mais les notes s’envolent évoquant subtilement la vie des noirs  du début du siècle, des grincements des chaînes, au champ/chant de coton, la douleur et la souffrance sont transmises dans les notes….

Le chant de Tiffany Godette ajoute une émotion, cette soul et ce gospel,

Certes, quelques morceaux sont des prières, des louanges à la gloire de Dieu, mais les instrumentaux blues sont magnifiques, Chuck crée le bruit du train, son sifflement, qui nous transporte sur les rives du Mississippi et on imagine le train arrivant dans une petite gare, la locomotive crachant sa fumée pendant que les voyageurs s’affairent pour descendre et monter.

Une beauté quasi mystique habite cette musique, les musiciens semblent hantées par une force mystérieuse, est-ce le dieu du gospel ou le diable du blues ? Peu importe finalement, l’important est dans l’émotion, dans les notes vrillées des slides, dans le feeling du groupe qui fait se lever la salle pour un superbe final.

 

Chuck Campbell pedal steel guitare

Darick Campbell lap steel guitare

Carlton Campbell batterie,

Phil Campbell guitare

Daric Bennett basse

Tiffany Godette chant.

 

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