LE BRUIT DE L'AMERIQUE

NEW YORK 11/09/2006, Pont de Brooklyn

Lundi 14 juillet 2008


Je n'avais pas écouté ce disque depuis très longtemps, je me souvenais qu'il était hanté par la maladie, la mort, le cancer qui allait emporter Brel quelque temps après.
Mais que c'est merveilleusement écrit, de l'ouverture avec la mort de Jaurès, au final, cette chanson poignante, Les Marquises, où il explique que c'est encore plus dur d'être malade là bas, mais il  le  dit  avec une pudeur, une sensibilité, une beauté qui touche  au sublime...
Brel en un disque, retrace sa carrière, il éructe contre les Flamands, il trace un portrait à te disesZola d ela France de Jauès,  il retrouve l'esprit de Vesoul dans Les Remparts de Varsovie, l'histoire des amis Jef devient Jojo dans sa tombe, Brel quitte la chanson en beauté....
Veux tu que je te dise....Mourir n'est pas de mise....
Aux Marquises...

par MICHEL publié dans : MUSIQUE
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Dimanche 13 juillet 2008



Chaud, chaud au Zenith, pour le retour des barbus, on a dit, mais on dit tant de choses, que le groupe s'était égaré, avec l'introduction de sequenceurs, qu'ils étaient cuits, enfin tout le genre de trucs sympas...Mais ZZ Top est une légende, un groupe qui traverse les années sans souci, même si les oripeaux accrochés aux projecteurs font un peu mortuaires.
Le look bien sur, deux paires de lunettes (une sur les yeux, l'autre sur la casquette d'aviateur), Billy Gibbons a en plus son fameux bonnet, et nous sommes en juillet !
ZZ Top, c'est l'Amérique avec un grand A, l'Amérique qui assume son histoire, j'ai longtemps pensé que le Texas était peuplé de ploucs racistes mais un jour à Houston, j'ai entrevu cet Etat, les gens, leur vie, depuis mes certitudes se sont envolées.
Mais j'ai toujours adoré ce groipe, parfois décevant en concert, mais là ce soir, ils sont là et le seul reproche à faire porte sur la durée du show, 1h30 tout mouillé, mais attention que du boogie, un son lourd, un son de guitare fabuleux, un best of d'anthologie, Waintin for the Bus, Jesus just Left Chicago, les incontournables La Grange, Gimme All Your Lovin, le tout avec un humour à la Tex Avery, un recul parfait, des poses et un jeu de scène à tomber par terre, lancement d'une bouteille de Jack dans le public, des solos de guitare à décorner un troupeau de bisons, bref ZZ Top, trio magique, pas d'artifice, sauf les guitares à peau de moutons.
Il déroule, sur de sa force, et on ressent l'influence du blues, le groupe joue sur une base blues, même s'il s'en éloigne et qu'il joue plutôt heavy.
Mais c'est la caractéristique du rock texan, et puis finir le show sur une verion endiablée de Jailhouse Rock c'est la classe.

Grand moment, immense bonheur de retrouver intact un groupe majeur !

1/Got Me Under Pressure
2/Waitin for the Bus
3/Jesus Just Left Chicago
4/Chevrolet
5/Pincushion
6/I'm Bad I'm Nationwide
7/Heard It On The X
8/Just Got Paid
9/I Need You Tonight
10/Cheap Sunglasses
11/Planet of Women
12/Gimme All Your Lovin
13/Sharp Dressed Man
14/Legs
15/Tube Snake Boogie
16/ La Grange/Sloppy Drunk/Bar-B-Q
17/Tush
18/Jailhouse Rock.

Au fait, vous avez déjà vu des micros/serpents?

 

par MICHEL publié dans : MUSIQUE
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Samedi 5 juillet 2008

   L'hôtel est situé à l'entrée du quartier rouge, à proximité de Chinatown dans cette rue où les canards laqués sont suspendus aux échoppes des nombreux restaurants chinois, c’est à Amsterdam en face de Central Station mais c’est un hasard, Paris, Milan, Londres une autre ville d’Europe qu’importe…
La plaque est sobre, c’est un vendredi treize, que Chet Baker en mai 1988 est tombé par la fenêtre…
Des années qu’il parcoure l’Europe, lui le petit blanc de l’Oklahoma, lui le trompettiste blanc qui sonne comme un noir, lui qui côtoie les grands jazzmen Stan Getz, Charlie Parker, Gerry Mulligan…
Beaucoup de biographies retiennent ses déboires avec la drogue, sa longue descente aux enfers, pourtant sa musique est délicate, précieuse, toujours sur la corde raide, Chet est un équilibriste de génie, il excelle particulièrement sur les tempos lents.

Son œuvre abondante est à (re)découvrir, celle d’un génie du jazz ! ! !

 

par MICHEL publié dans : MUSIQUE
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Dimanche 29 juin 2008

   Un concert de Bruce obéit toujours à un ensemble de rituels finalement assez stéréotypés, mais tellement excitant….
J’ai décidé que vu mon grand âge, je n’avais plus envie d’attendre pour le fameux bracelet donnant accès au pit et finalement comme à Amsterdam, c’est juste derrière les barrières de ce fameux pit que nous sommes placés.
Avec Internet le suspens des set list est moins fort, la structure globale est connue, reste les aménagements qui font le piment du show.
Il démarre fort, avec Adam Raised Cain, je vous le fais court mais pour moi l’album Darkness of the Edge of Town est le chef d’œuvre absolu, la masterpiece de l’ESB un disque inusable, où le génie du groupe transpire de tous côtés.
Ensuite on entre dans le vif du set, Radio Nowhere, étonnant, là où nous sommes, les spectateurs connaissent les chansons récentes…mais pas du tout les anciennes.
No Surrender, et une plongée dans les premiers albums avec une forte prédominance pour Darkness, après rendez Vous, MA Chanson Candy’s Room, mais le sax de Clarence ne souffle plus sur les braises de la batterie et du piano………Cette chanson, à l’origine, résume bien l’ESB, l’urgence, la pêche, le speed, les paroles, en quelques minutes le groupe s’approprie un pan entier  de l’histoire du rock…mais le groupe là devant moi patine un peu.
Je reviendrais plus longuement sur l’évolution de l’ESB, mais si on résume rapidement :

*trop de monde sur scène
*à quoi sert Soozie qui tente de reprendre la place de Mme BRUCE qui elle-même…
*Clarence joue les faire valoir, ses rares interventions sont saluées mais il se cantonne dans un rôle de percussionniste
*Danny est remplacé mais pas oublié

Alors tout repose sur les guitaristes et la frappe de Max qui semble un peu au bout du rouleau ce soir
Mais Bruce est un performer, un pro, il évalue vite l’état des troupes et oriente le show vers un tempo plus cool qu’à Amsterdam.
Atlantic City et. Janey Don't You Lose Heart en request reposent l’ensemble. avant Darlington County,. Because The Night. She's The One qui relancent le show;
Moment un peu mou ensuite jusqu’à The River immense chanson…mais je suis le seul à chanter les paroles autour de moi ouvrant une partie «musclée» avec
The Rising,. Last To Die,. Long Walk Home ,. Badlands  et Out In The Street
Rappel un peu faiblard (comparé à Amsterdam)
avecGirls In Their Summer Clothes,.Tenth Avenue Freeze-Out,. Born To Run avec Eliott Murphy et  son fils Gaspard qui jouent les utilités, Bobby Jean, Dancing et en final.American Land toujours aussi insipide.
Alors certes la set list est moins rock qu’à Amsterdam, certes globalement le groupe semble un peu cuit et peine sur la distance, mais le niveau d’exigence est élevé, c’est quand même énorme, monstrueux, Niels prend des solos d’anthologie et quand on réécoute le show, on se dit que c’est fabuleux,

L’ESB a vieilli (moi aussi !), le groupe assure derrière Bruce qui jouit d’une fantastique liberté, dialoguant avec le pit, menant le show à son rythme.
Oui la machine roule encore et très fort, mais pour qui a vu les shows de 1981, la comparaison est difficile, on assiste ici à une superbe mise en scène de la musique alors qu’avant l’énergie, la folie brûlaient la scène.
Pointe de nostalgie aussi, car c’est vraisemblablement la dernière tournée de l’ESB et j’avoue ne pas être tenté par  Bruce en solo, ou par un truc Seeger Session.
Alors au-delà des remarques, de la nostalgie, il reste un fantastique moment avec un immense groupe mené par un exceptionnel performer.

Bruce for ever….



1. Adam Raised A Cain
2. Radio Nowhere
3. No Surrender
4. The Promised Land
5. Spirit In The Night
6. Rendezvous (request)
7. Candy's Room
8. Atlantic City
9. Janey Don't You Lose Heart (request)
10. Darlington County
11. Because The Night
12. She's The One
13. Livin' In The Future
14. Mary's Place
15. For You - solo piano (request)
16. Fire (request)
17. The River
18. The Rising
19. Last To Die
20. Long Walk Home
21. Badlands
22. Out In The Street
***
23. Girls In Their Summer Clothes
24. Tenth Avenue Freeze-Out
25. BTR (avec Eliott Murphy et son fils Gaspard)
26. Bobby Jean
27. Dancing
28. American Land


par MICHEL publié dans : MUSIQUE
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Dimanche 29 juin 2008
  Coincé entre deux shows de Bruce, retrouvailles avec l'ami Carlos dans un POPB en version assise, nous au troisième rang,  dans la fosse devant Chester Thompson.
Chaleur de juin, mais  le fait d'être assis aide à supporter
Sheryl Crow,  en  première partie tente de chauffer Bercy, mais la jolie blonde, pas assez connue chez nous, a du mal à faire bouger les troupes, malgré une prestation honnête, mai qui gagnera à être vu le lendemain dans une plus petite salle.
Carlos est en forme,  cela se sent dès l'intro de ...Jingo qui ouvre le show,  cascade de notes LE style Santana, soutenu par un groupe inchangé depuis plusieurs années et qui est donc très cohérent.
Percussions puissantes, l'autre marque de fabrique et puis un grand morceau celui de l'époque d'un triple LPlive  sortit à l'époque seulement au Japon (Lotus),  Incident at Neshabur, Carlos  assis  sur un retour fait mugir sa guitare orange.
On revient à des morceaux plus contemporains Maria, Corazon Espinado,  puis Idrissai Diop se joint au band pour deux morceaux.
Moment jazzy ensuite, avec de superbes interventions à la trompette de Bill Ortiz.
Le moment du long solo de batterie de Dennis Chambers est toujours un peu ennuyeux, mais visiblement le public est ravi, mais  ce qui fait  exploser  Bercy , c'est Black  Magic Woman avec les licks de  3rd Stone  from the  Stone  et Sunshine of Your  Love , hommage  à deux autres  grands de la guitare (Jimi et Eric).
Final en force avec les images vidéos de Carlos qui défilent pendant Soul Sacrifice, plus de deux heures de show nettement supérieur à 2006, avec un Carlos marqué physiquement mais heureux à la fin, et toujour sosn discours préchi  précha.
A noter une forte présence des morceaux des trois premiers LP, ces trois glorieuses, qui ouvrirent le chemin de la glore.      

1.Peace/Jingo;
2. Life is for Living.
3. Incident at Neshabur.
4. Batuka/ No One to Depend on.
5. Na.ia/ Maria Maria.
6. Foo Foo.
7. Corazon Espinado.
8. *Historia.
9. *Africians & Antillais.
10. Don'n Take your Love Away.
11. Lord's Prayer/ Sun Ra.
12. Yaleo/ Drum  Solo.
13. Right  On/ Umi Says.
14. Black Magic Woman/ Gypsy Queen.
15. Oye  Como Va.
16. Spartacus/ Blues Jam/Smooth/ Dama
 Encores
17. Woodstock Chant /Soul Sacrifice.
18. Angel Chant/ IntoThe Night

 **WITH IDRISSA DIOP
par MICHEL publié dans : MUSIQUE
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